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La guerre à Gaza, de l’analyse du discours médiatique à l’analyse politologique

L’Etat et les relations internationales en question- Préface de Dario Battistella

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Grégory Piet, Sophie Wintgens and David Stans

Un an après la guerre à Gaza et l’opération israélienne « Plomb durci », il convient de tirer le bilan de cet événement international largement couvert par les médias. Si ceux-ci ont donné l’occasion aux opinions publiques de se forger leur propre lecture de l’événement, la presse écrite n’a-t-elle pas plus particulièrement travaillé à une vision spécifique de la compréhension et de la mise en perspective de cette guerre ou de ce conflit ?
Cet ouvrage propose deux éclairages complémentaires de la guerre à Gaza qui, confrontés l’un à l’autre, rejoignent une question épistémologique centrale en sciences sociales. Le premier plonge ses racines dans les Media Studies en exploitant un matériau de recherche (discours non-savants) issu de quatre quotidiens francophones ( Le Figaro, Le Monde, Le Soir et La Libre Belgique). Le deuxième consiste en une analyse politologique (discours savants) de certaines notions clés qui sont riches d’enseignements. L’imprécision inhérente aux concepts de « guerre », de « communauté internationale » ou encore de « diplomatie », par exemple, sera au cœur de ce second éclairage.
Dépassant la seule comparaison entre les discours non-savants et savants, cet ouvrage livre in fine une vision originale de l’implication des relations internationales et de l’Etat dans la résolution d’un conflit.

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Synthèse de l’analyse multi-niveaux 207

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207 Synthèse de l’analyse multi-niveaux Forte du caractère multi-niveaux de l’analyse politologique qu’elle recèle, la troisième partie de cet ouvrage avait pour objet de dénouer le nœud gordien de la complexité des relations et de l’imbrication des enjeux entre les différents acteurs de la guerre à Gaza tel que donné à lire dans les organes de presse échantillonnés. Elle a tout au moins permis de mettre en exergue trois éléments significatifs. Premièrement, l’action d’institutions internationales, principalement onusienne, lors de la guerre à Gaza apparaît sensiblement dissociée du processus de résolu- tion du conflit israélo-palestinien y afférant, reléguant de facto la mis- sion des Nations unies à une intervention de type strictement humani- taire (aide alimentaire, etc.) et créditant la délégation du rôle de média- teur et de toutes tentatives de recherche – voire d’imposition – de cessez-le-feu à certains acteurs étatiques en particulier. De ce constat découle un véritable jeu de chaise musicale entre « États-médiateurs ». Ces variations de « leadership » tiennent, pour certains, à leur statut de partie au conflit (l’Égypte, par exemple) et résultent, pour d’autres, d’un essoufflement de la confiance réciproque avec l’un des protagonistes (la Turquie envers Israël, par exemple) ou encore d’une stratégie volonta- riste d’attentisme visant à se désengager d’une situation politiquement peu porteuse en laissant provisoirement la main à d’autres (l’effacement, voire l’« absence », des États-Unis dans les premiers temps et l’acti- visme de la...

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