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Banque et bourgeoisies

La Société bordelaise de CIC (1880-2005)

Hubert Bonin

L’histoire particulière de la Société bordelaise de CIC, créée en 1880 et toujours active (au sein du groupe Crédit mutuel), permet de reconstituer l’évolution stratégique d’une grande banque régionale française.
Ses partenaires et ses clients sont les entreprises, avec quatre bases : la place de Bordeaux, les marchés européens pour les vins et les bois, les outre-mers (notamment africains et indochinois) et le grand Sud-Ouest. Ses compagnons de route sont les bourgeoisies girondines, pour leurs affaires et pour la gestion de leur fortune – avec leurs aléas.
Depuis les années 1960, l’évolution vers la banque de masse a changé la nature de la Société bordelaise, d’où la recomposition de son portefeuille stratégique et de son portefeuille de clients.
L’enracinement d’une banque dans la communauté d’intérêts de sa place est la clé de ce livre, mêlant histoire bancaire et histoire d’entreprise, à propos des stratégies, des savoir-faire, de l’organisation de firme.

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DEUXIÈME PARTIE. L’ENRACINEMENT ET LE RAYONNEMENT D’UNE BANQUE LOCALE (DES ANNÉES 1890 AUX ANNÉES 1940)

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DEUXIÈME PARTIE L’ENRACINEMENT ET LE RAYONNEMENT D’UNE BANQUE LOCALE (DES ANNÉES 1890 AUX ANNÉES 1940) Au tournant du XXe siècle, la Société bordelaise dispose du savoir- faire et du capital d’expérience indispensables pour pratiquer avec succès et profit les métiers d’une banque commerciale de dépôts, selon une conception de banque locale. Certes, elle refuse de devenir une « banque à guichets », dans son département ou dans sa région, mais elle s’enra- cine dans son terroir girondin qui lui procure d’abondantes et plantu- reuses opportunités d’affaires et de bénéfices. C’est la première période d’apogée de cette banque locale solide qu’est devenue la Société borde- laise. Elle s’enracine1 dans son terroir bordelais et girondin et elle y constitue son « capital social »2, ce qui lui est utile pour se constituer son capital d’information, pénétrer au cœur des réseaux du « savoir »3 pour éviter le fameux syndrome de « l’asymétrie d’information » et pour 1 Sur le thème « enracinement et vie d’une firme », cf. Isabelle Huault, « Embedded- ness et théorie de l’entreprise. Autour des travaux de Mark Granovetter », Annales des Mines. Gérer et comprendre, juin 1998, p. 73-86. Greta Krippner, “The elusive market : Embeddedness and the paradigm of economic sociology”, Theory & Society, vol. 30, n° 6, 2001, p. 775-810. Bruce Edmonds, “Capturing social embeddedness : A constructivist approach”, Adaptive Behavior, 7, 1999, p. 323-348. Mark Granovetter, « Economic action and social structure...

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