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Le triangle impossible

Les relations franco-soviétiques et le facteur polonais dans les questions de sécurité en Europe (1924-1935)

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Frédéric Dessberg

Lorsque la France, alliée de la Pologne, reconnaît l’Union soviétique en 1924, un élément essentiel et encore peu connu des relations européennes de l’Entre-deux-guerres se met en place : l’éventualité d’un triangle stratégique destiné à neutraliser l’Allemagne. Jusqu’en 1935, à la constante française visant à séparer Berlin de Moscou, répond l’obsession soviétique d’empêcher un rapprochement franco-allemand, pendant que la Pologne cherche à garantir son indépendance entre l’Allemagne et l’URSS.
Dans quel cadre ce triangle peut-il fonctionner ? Celui d’une sécurité collective étendue à l’Est européen, privilégié par Paris et auquel Moscou finit par adhérer ? Celui des accords bilatéraux que Moscou préfère longtemps et dans lequel s’inscrit Varsovie ? Se posent alors les problèmes de l’engagement militaire français en faveur de la Pologne et celui de l’insertion de l’URSS dans le système européen.
Sur la base de sources principalement françaises, soviétiques et polonaises, ce livre dévoile des divergences stratégiques profondes entre les trois protagonistes. Dans une histoire multilatérale faite d’atermoiements diplomatiques et d’alliances inachevées, la question des intérêts nationaux est centrale. Elle couvre les aspects politiques, militaires et idéologiques et permet de mettre à jour le poids des méfiances, des arrière-pensées et des rancœurs éprouvées par chacun.

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Remerciements 373

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373 Remerciements Mes remerciements s’adressent en premier lieu au professeur Georges-Henri Soutou, qui a dirigé mon travail avec force conseils et qui, faisant en sorte que ces années de thèse se déroulent dans les meil- leures conditions possibles, a toujours encouragé mes efforts par ses marques de confiance. Je remercie également les membres de mon jury de thèse, les professeurs Élisabeth du Réau, Marie-Pierre Rey, Tomasz Schramm et le colonel Frédéric Guelton pour leurs pertinentes remar- ques. J’espère les voir avoir prises suffisamment en compte. Ma gratitude va également à l’Université de Paris-Sorbonne et au centre de recherches des écoles de Saint-Cyr Coëtquidan qui ont rendu possible la publication de ce livre. Ce travail n’aurait pu être mené sans la gentillesse et la disponibilité des conservateurs et du personnel des centres d’archives. Je tiens à remercier le personnel des archives du Quai d’Orsay, des archives diplo- matiques de Nantes, celui du Service historique de Vincennes, ainsi que le personnel de la BDIC et du CHEVS pour leur aide précieuse. Je rends également hommage à la prévenance et à la disponibilité du personnel des archives diplomatiques et militaires de Varsovie, ainsi qu’à celui des archives d’histoire politique et sociale de Moscou. De nombreux professeurs et chercheurs m’ont aidé dans mon travail. Oleg Ken, de l’Université de Saint-Pétersbourg et Mariusz Wołos, de l’Université de Toruń, m’ont prodigué très généreusement leur aide et leurs lumières, ainsi que leur amitié. Le...

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