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Ville, environnement et transactions démocratiques

Hommage au Professeur Maurice Blanc

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Edited By Philippe Hamman and Jean-Yves Causer

Dans la vie quotidienne, de nombreuses activités nécessitent des échanges, des négociations ou des transactions. Parce que les sciences sociales négligeaient l’importance de ces actes courants, leur dimension conflictuelle était perçue comme irrationnelle, nuisible ou pathologique. Le concept de transaction sociale, au cœur de l’ouvrage, comble ce manque. Cet ouvrage rend hommage au sociologue de la transaction sociale, Maurice Blanc, ainsi qu’à ses prédécesseurs : Jean Remy et Liliane Voyé.
Ce volume analyse trois niveaux de concessions rCe volume analyse trois niveaux de concessions réciproques, ou de transactions. D’abord, celles entre individus et groupes sociaux qui cohabitent dans un même espace, avec leurs cultures et leurs modes de vie : agriculteurs et chasseurs, Roms et habitants de la banlieue, etc. Ces transactions permettent de sortir du conflit entre « bons » et « mauvais » voisins. Ensuite, les transactions entre gouvernants et gouvernés, quelquefois avec la médiation d’intervenants sociaux. Enfin, dans les coalitions au pouvoir, municipales ou associatives, les transactions qui débouchent sur des compromis pratiques, malgré les désaccords sur les valeurs. Sans transactions sociales, la démocratie et le développement durable restent des coquilles vides.
Chez le même éditeur, un autre volume se concentre sur les transactions dans les champs du travail et de la formation.

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PREMIÈRE PARTIEVILLES ET TRANSACTIONS SOCIALES

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PREMIÈRE PARTIE VILLES ET TRANSACTIONS SOCIALES 49 CHAPITRE 1 Transiger avec la transaction ? Apports et limites de la notion de « transaction sociale » pour la compréhension des échanges entre associés-rivaux dans une coalition de gouvernement municipal Nicolas BUÉ Maître de conférence en science politique, Université de Nice, laboratoire ERMES, chercheur associé au CERAPS (Lille 2) La transaction sociale, selon ses promoteurs comme leurs lecteurs, n’est ni « un concept bien défini » (Remy, 1994, p. 293) ni un « concept rigoureux » (Blanc et al., 1994b, p. 10), mais « un paradigme en gesta- tion » (Faure, 1995, p. 345), c’est-à-dire une « image de base à partir de laquelle s’imagine une interprétation de la réalité » (Blanc et al., 1994b, p. 10), une « approche » qui n’a « pas de méthodologie particulière » (Blanc, 2003, p. 4). Ce flou est peut être le revers de son ambition, celle de faire dialoguer, voire de concilier, les apports de théories et de grilles de lectures sociologiques, économiques et juridiques, variées (Blanc, 1994), au risque de « l’éclectisme », ou d’une cohérence difficile à atteindre1. De surcroît, les différents articles mobilisant la notion2 souli- gnent par leur diversité ces traits et la recherche encore tâtonnante – à l’image des processus dont la notion est censée rendre compte – d’une conceptualisation plus stable et précise. En première lecture, la notion a de quoi désarmer tant elle semble peu opératoire. 1 C’est ce que Michel Verret (1979, p. 474) avance...

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