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Ville, environnement et transactions démocratiques

Hommage au Professeur Maurice Blanc

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Edited By Philippe Hamman and Jean-Yves Causer

Dans la vie quotidienne, de nombreuses activités nécessitent des échanges, des négociations ou des transactions. Parce que les sciences sociales négligeaient l’importance de ces actes courants, leur dimension conflictuelle était perçue comme irrationnelle, nuisible ou pathologique. Le concept de transaction sociale, au cœur de l’ouvrage, comble ce manque. Cet ouvrage rend hommage au sociologue de la transaction sociale, Maurice Blanc, ainsi qu’à ses prédécesseurs : Jean Remy et Liliane Voyé.
Ce volume analyse trois niveaux de concessions rCe volume analyse trois niveaux de concessions réciproques, ou de transactions. D’abord, celles entre individus et groupes sociaux qui cohabitent dans un même espace, avec leurs cultures et leurs modes de vie : agriculteurs et chasseurs, Roms et habitants de la banlieue, etc. Ces transactions permettent de sortir du conflit entre « bons » et « mauvais » voisins. Ensuite, les transactions entre gouvernants et gouvernés, quelquefois avec la médiation d’intervenants sociaux. Enfin, dans les coalitions au pouvoir, municipales ou associatives, les transactions qui débouchent sur des compromis pratiques, malgré les désaccords sur les valeurs. Sans transactions sociales, la démocratie et le développement durable restent des coquilles vides.
Chez le même éditeur, un autre volume se concentre sur les transactions dans les champs du travail et de la formation.

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DEUXIÈME PARTIEPARTICIPATION, TRANSACTIONS ET DÉMOCRATIE

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DEUXIÈME PARTIE PARTICIPATION, TRANSACTIONS ET DÉMOCRATIE 135 CHAPITRE 5 La société civile, lieu de transactions identitaires Tom STORRIE Directeur honoraire des Instituts de Formation (Colleges of Further & Higher Education, UK), Professeur associé au Centre UNESCO des Droits de l’Homme et de la Démocratie, An-Najah National University, Naplouse, Palestine « La société civile est structurée comme “l’autre côté” de la pénétra- tion de l’État dans la vie quotidienne » (Giddens, 1991, p. 151). L’État et la société civile existent ensemble dans une tension fondamentale d’interdépendance, incontournable et conflictuelle, qui cherche simulta- nément à reproduire et réinventer la société. Les théories de l’ordre et de l’action sont évoquées lorsque l’État, poussé par sa tendance régulatrice dominante, en vient à des accommodements avec la société civile qui, par sa nature idiosyncrasique, ne se laisse jamais entièrement contrôler par les autorités « établies ». La société civile n’est pas ici conçue comme le lieu d’institutions in- termédiaires entre le domaine privé et l’État, mais comme un espace discrétionnaire dans le domaine public. La notion de « discrétion » est entendue comme « le discernement ou le pouvoir de décider » (Le petit Robert). Dans ce sens, des actions discrétionnaires peuvent apparaître même au cœur de l’appareil étatique, parfois avec des effets salutaires. Les « lanceurs d’alerte » (whistleblowers) sont des exemples parfois dramatiques, comme le Dr. David Kelly1. Le courage des...

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