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Georges Pompidou et la culture

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Élisa Capdevila and Jean-François Sirinelli

En 1959, la création du ministère des Affaires culturelles transforme de façon durable le champ de la politique culturelle en France.
Premier ministre puis président de la République passionné d’art et de culture, Georges Pompidou suit avec attention la politique menée par les ministres qui se succèdent à ce poste. Son nom reste attaché à deux projets culturels importants du début des années 1970, l’organisation d’une exposition bilan de l’art contemporain au Grand Palais et le Centre Beaubourg d’art contemporain. Dans les deux cas, le but, assigné par le Président, est identique : renforcer la place de la France et de Paris sur la scène artistique internationale.
Les documents d’archives sélectionnés pour le présent ouvrage éclairent un aspect essentiel de la personnalité de l’ancien Président, son goût de la culture classique tout autant que sa passion affichée pour l’art de son époque. Ils permettent de mieux apprécier son engagement en matière de politique culturelle et de mesurer la portée de ses interventions dans un champ que certains critiques dénonceront comme nouveau « domaine réservé » du Président.
Les documents, classés de façon thématique et chronologique, et accompagnés de commentaires et d’annexes, comprennent des notes issues des archives de la Présidence, des témoignages d’anciens collaborateurs ainsi que les principaux écrits, discours ou entretiens de Georges Pompidou.
Cet ouvrage relate ainsi une période cruciale de l’histoire culturelle de la France, où se redéfinit, non sans débat, l’action publique dans le domaine des arts et de la culture.

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TROISIÈME PARTIE. L’ART ET LA MANIÈRE

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TROISIÈME PARTIE L’ART ET LA MANIÈRE 113 CHAPITRE 1 Donner les moyens : le rôle de l’État et du Président Président amateur d’art, qui par son exemple personnel cherche à ouvrir davantage la France à la création contempo- raine, Georges Pompidou se défend pourtant, à plusieurs reprises, de vouloir créer un « style majoritaire ». Il prône au contraire l’idée d’un État libéral en matière culturelle, qui doit avant tout « donner les moyens » sans pour autant brider la créativité artistique. De nouveau interrogé sur l’existence d’un nouveau « do- maine réservé », Georges Pompidou livre dans cet extrait sa con- ception du rôle de l’État, et de son Chef, en matière culturelle. * Extraits des « Déclarations de Georges Pompidou sur l’art et l’architecture » – Le Monde 17 octobre 19721 Question : […] On peut remarquer que vous avez toujours su réser- ver du temps aux problèmes artistiques. Est-ce seulement par goût personnel ou bien ces préoccupations entrent-elles dans le cadre d’une ligne politique ? Autrement dit, la modernisation économique et indus- trielle de la France implique-t-elle une « modernisation » du goût du Français ? Georges Pompidou : Il ne s’agit pas de réserver du temps aux pro- blèmes artistiques. Nous avons un ministère des Affaires culturelles et il est normal que je suive son action comme celle des autres. Mais pour moi c’est tout autre chose, l’art n’est pas une catégorie administrative. Il est le cadre de...

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