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Les chemins de l’industrialisation en Espagne et en France

Les PME et le développement des territoires (XVIII e –XXI e siècles)

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Edited By Florent Le Bot and Cédric Perrin

Alors que l’historiographie française, en matière d’industrialisation et de PME, se tournait jusque-là davantage vers les modèles italiens, puis vers ces mêmes modèles revisités par les Anglo-Saxons, et que l’Espagne, très dynamique en matière d’économie et de territoire, suivait également une tendance similaire, cet ouvrage souhaite enfin faire se rencontrer la France et l’Espagne sur le même chemin, en mobilisant à la fois de l’histoire comparée et de l’histoire croisée.
Si la France s’est développée selon une structure industrielle dualiste, où à côté de grandes firmes, des territoires de PME ont déployé leur énergie, l’industrialisation de l’Espagne, quant à elle, plus tardive, repose dans la durée sur des industries de consommation structurées autour de grappes de PME. Dans leurs spécificités, les industrialisations espagnoles et françaises présentent des convergences, éloignant l’une et l’autre du modèle canonique anglo-saxon. Ce sont ces convergences que les contributeurs français et espagnols explorent dans l’ouvrage selon des approches sectorielles, territoriales et en réseaux.

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Avant-propos 9

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9 Avant-propos Les sciences humaines et sociales sont travaillées par la nécessité présente de comprendre la globalisation. Les économies nationales sont interconnectées, les industries sont mouvantes, les entreprises se dépla- cent, se localisent, se délocalisent, se relocalisent ; les emplois parais- sent, dans ce maelström, des variables d’ajustement. Depuis les années 1970, la crise de l’économie fordiste, la dévitalisation de régions indus- trielles entières des pays développés ont conduit ces sciences sociales à porter un regard neuf sur les questions territoriales. Toute une série d’analyses a fait émerger ou revivre les concepts de districts industriels, grappes d’entreprises, clusters, systèmes productifs localisés, etc. L’Histoire s’écrit au présent, nous dit Marc Bloch avec conviction, notamment dans Apologie pour l’Histoire. Qu’ont à nous dire les histo- riens sur ces questions ? Un courant actuellement représenté dans de nombreux pays, et d’abord dans le monde anglo-saxon, appelons-le Global history ou World history, réfléchit, plus ou moins, à la préhistoire de cette globali- sation – au risque d’ailleurs de la téléologie. Un autre courant, qui ne se distingue pas toujours nettement du précédent, appelons-le Connected history, s’intéresse de manière, nous semble-t-il plus féconde, aux points de rencontres entre sociétés et territoires distincts dans l’histoire. Le présent volume n’est ni de la Global history, ni de la Connected history, mais il a été conçu dans ce climat intellectuel...

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