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Absence, enquête et quête dans le roman francophone

Edited By Alice Delphine Tang and Patricia Bissa Enama

La thématique du crime, de l’enquête ou du suspect, en termes de vraies et de fausses pistes, suffit-elle encore pour faire avancer la recherche sur les frontières entre le roman policier et les autres formes du récit ? Cette question est au centre des réflexions de ce livre.
Cet ouvrage explore les zones opaques de l’écriture romanesque et ses voiles identitaires et imaginaires. Il aide à mieux décrire la production de sens dans le roman par le biais des modèles issus de la linguistique, de la pragmatique, de la sémiologie, de la poétique et de la narratologie, qui ouvrent plusieurs perspectives sur l’aspect mystérieux du récit romanesque dont l’œil narratif accompagne le silence des personnages et engage le lecteur dans une vaste entreprise d’élucidation.
Il exploite les ressorts épistémologiques et esthétiques d’un type de narration fondée sur le manque et l’inadaptation.

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« Moi Jacques Roubaud, je ne suis ici que celui qui tient la plume… ». Absence/enquête/quête de la forme-roman dans le cycle d’Hortense Daniela TONONI 117

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117 « Moi Jacques Roubaud, je ne suis ici que celui qui tient la plume… » Absence/enquête/quête de la forme-roman dans le cycle d’Hortense Daniela TONONI Université de Palerme L’Oulipo, Ouvroir de Littérature Potentielle, propose pendant les an- nées 1960, période de grand renouvellement théorique et créatif, une nouvelle manière de concevoir la chose littéraire qui abandonne l’idée de création pour aboutir à celle de création créante, une création à plu- sieurs interprétations possibles. L’oulipien Jacques Roubaud résume avec les romans d’Hortense, cycle policier, cette idée de création en mouvement qui impose et gère l’absence d’une structure romanesque par la recherche continue des processus de formalisation de l’écriture. Ainsi l’affirmation « Moi Jacques Roubaud, je ne suis ici que celui qui tient la plume… » (Roubaud, 1990 : 8) permet de distinguer trois façons de conduire la déstabilisation du roman jusqu’à son absence paradoxale- ment exhibée. Il s’agit ainsi d’un procédé de surcodage métanarratif qui se produit tant au niveau structurel qu’au niveau diégétique impliquant en conséquence le genre même. On analysera ainsi l’application de la contrainte poétique à la narration, principe qui synthétise l’éthique poétique de l’écriture roubaudienne, afin d’observer ensuite la manière par laquelle l’absence de la forme-roman influe sur la superposition des niveaux narratifs et sur l’appartenance ou la non-appartenance au genre policier. 1. La contrainte poétique ou l’...

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