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Innovations et transferts de technologie en Europe du Nord-Ouest aux XIXe et XXe siècles

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Edited By Jean-François Eck and Pierre Tilly

L’innovation suscite de fréquents débats chez les spécialistes de sciences sociales. Cet ouvrage tente d’y apporter une contribution en adoptant le point de vue de l’histoire économique. Il recense les acteurs, les cheminements et les processus de l’innovation dans un espace et une période spécifiques.
Il met plus particulièrement l’accent sur le XIX e siècle, souvent négligé dans la recherche, et ne se borne pas aux innovations de produits ou de procédés de fabrication, mais traite aussi celles portant sur la commercialisation et l’organisation. Des problèmes cruciaux sont abordés comme la formation professionnelle et la protection juridique de l’innovation.
Premières concernées par l’innovation, qu’elles en soient originaires ou destinatrices, les entreprises conçoivent à partir d’elle de véritables stratégies, organisant parfois de complexes transferts de technologie. L’ouvrage en donne plusieurs exemples, montrant que le phénomène, loin de se limiter aux grands groupes, concerne aussi des entités ou des compagnies de taille plus modeste.
Il souligne par ailleurs l’ampleur des enjeux de l’innovation, tant au plan local que régional, national ou international. Dans plusieurs contributions, le recours aux méthodes et aux concepts récemment utilisés en sciences sociales (analyses de réseaux, path dependency, systèmes régionaux d’innovation) permet le renouvellement en profondeur des analyses.

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DEUXIÈME PARTIETRANSMISSION DES SAVOIRS ET FORMATION PROFESSIONNELLE

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DEUXIÈME PARTIE TRANSMISSION DES SAVOIRS ET FORMATION PROFESSIONNELLE 87 Formation professionnelle, mutations industrielles et mobilité sociale L’exemple de l’École des mines de Bochum1 Peter FRIEDEMANN et Michaël FARRENKOPF Ruhr-Universität Bochum et Deutsches Bergbau-Museum Bochum Pour la recherche historique, le prochain jubilé du 200e anniversaire de la fondation de l’École des mines de Bochum en 1816, qui est à l’origine de l’actuelle Université technique des sciences appliquées Georg Agricola (Technische Fachhochschule Georg Agricola) dans cette même ville2, ouvre une double perspective : celle de pouvoir revisiter la genèse de cet établissement sous l’angle de l’histoire sociale et – en opérant un changement de paradigme – celle d’aborder cette genèse de manière comparative en la rapprochant d’établissements similaires en France comme les écoles des mines de Saint-Étienne, Douai et Alès3. Nous proposons ici des pistes de réflexion pour une relecture de l’histoire de l’École des mines de Bochum, en nous limitant à la première perspective, celle de l’histoire sociale. Pour la dimension comparative, non abordée ici, nous nous bornerons à faire l’hypothèse que, vu la similitude des milieux socio-culturels entre les diverses 1 Texte traduit par Jean-Luc Malvache. 2 Pour la présentation générale de l’établissement actuel, se reporter à son site Inter- net : www.tfh-bochum. 3 L’ouvrage le plus important sur l’histoire de l’École des mines de Bochum reste celui de Schunder, F., Lehre und Forschung im Dienste des Ruhrbergbaus. Westfälische Berggewerkschaftskasse 1864-1964, Herne, 1964....

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