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Innovations et transferts de technologie en Europe du Nord-Ouest aux XIXe et XXe siècles

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Edited By Jean-François Eck and Pierre Tilly

L’innovation suscite de fréquents débats chez les spécialistes de sciences sociales. Cet ouvrage tente d’y apporter une contribution en adoptant le point de vue de l’histoire économique. Il recense les acteurs, les cheminements et les processus de l’innovation dans un espace et une période spécifiques.
Il met plus particulièrement l’accent sur le XIX e siècle, souvent négligé dans la recherche, et ne se borne pas aux innovations de produits ou de procédés de fabrication, mais traite aussi celles portant sur la commercialisation et l’organisation. Des problèmes cruciaux sont abordés comme la formation professionnelle et la protection juridique de l’innovation.
Premières concernées par l’innovation, qu’elles en soient originaires ou destinatrices, les entreprises conçoivent à partir d’elle de véritables stratégies, organisant parfois de complexes transferts de technologie. L’ouvrage en donne plusieurs exemples, montrant que le phénomène, loin de se limiter aux grands groupes, concerne aussi des entités ou des compagnies de taille plus modeste.
Il souligne par ailleurs l’ampleur des enjeux de l’innovation, tant au plan local que régional, national ou international. Dans plusieurs contributions, le recours aux méthodes et aux concepts récemment utilisés en sciences sociales (analyses de réseaux, path dependency, systèmes régionaux d’innovation) permet le renouvellement en profondeur des analyses.

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TROISIÈME PARTIEHOMMES, ENTREPRISES ET RÉSEAUX DE L’INNOVATIONET DES TRANSFERTS DE TECHNOLOGIE

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TROISIÈME PARTIE HOMMES, ENTREPRISES ET RÉSEAUX DE L’INNOVATION ET DES TRANSFERTS DE TECHNOLOGIE 139 Les fourneaux fumivores, progrès technologique, recul écologique France/Grande-Bretagne (1780-1860) Thomas LE ROUX Chargé de recherche CNRS, Paris Dans la longue historiographie croisée des révolutions industrielles en Grande-Bretagne et sur le continent européen, les rythmes et les matières de la production, les échanges commerciaux, les transferts technologiques ont jusqu’à présent prévalu. À ce jour, il n’existe aucune étude comparative relative à la lutte contre la pollution industrielle. On peut facilement le comprendre, mais aussi s’en étonner. Le comprendre, parce que les questions historiques étant bien souvent suscitées par des problématiques contemporaines, le champ récent de l’histoire environ- nementale n’a pas encore conquis l’étude des dispositifs techniques de dépollution. On peut toutefois s’en étonner, car ces derniers ont bien souvent été concomitants des applications des nouvelles technologies industrielles. À partir de la fin du XVIIIe siècle, les industriels et les pouvoirs publics commencent en effet à imaginer des solutions tech- niques afin de réduire les effets néfastes de la production artisanale ou industrielle. Ils prennent ainsi à contre-pied les anciens modes de régula- tion par l’éloignement ou par des réglementations architecturales qui prévalaient jusqu’alors. Sans surprise, la Grande-Bretagne semble motrice quoique, dans l’étude des modèles et des transferts, les concur- rences avec leurs secrets et sous-entendus invitent à la précaution. Cet article aborde ces questions à partir d’un moyen de d...

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