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Mon aventure européenne

Images et souvenirs

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Pierre Duchâteau

Ce texte n’est pas un récit, il n’écrit pas une histoire, il témoigne. Certes, aux yeux même de l’auteur, il s’agit d’une aventure passionnante dans laquelle il s’engage avec toute sa conviction : « La construction européenne ». Mais il ne prétend pas en proposer un récit factuel et objectif. Son but n’est pas de dire ce qui s’est passé dans l’histoire et quel chemin cette histoire a poursuivi, mais ce qu’il a vécu et fait dans cette histoire, les personnes qu’il a rencontrées, les événements qui l’ont touché, les lieux que ses missions lui ont permis de découvrir, les hasards de la vie qui ont suscité sa passion, les initiatives qu’il a pu prendre et les responsabilités qu’il a pu assumer, tout cela dans le cadre d’une transformation fondamentale et rapide des sociétés, des lieux et des pays qu’il visite dans son aventure et qui ont pour effet de changer le monde et par conséquent de le transformer lui-même.
La « Mémoire de l’Europe » qui s’en dégage est donc double : à la fois une mission et une aventure. Quand il parle de ses missions, c’est la tâche accomplie qui s’inscrit dans la mémoire. Mais cette vie est aussi une aventure, et c’est dès lors le devenir des êtres qui nourrissent les souvenirs. Certains lecteurs porteront peut-être un jugement différent sur tel ou tel épisode de l’histoire, sur telle ou telle description des institutions et des rôles spécifiques de certains hommes politiques, mais la richesse du récit ne laissera personne indifférent. Ceux qui, comme l’auteur, « pensent européen », apprécieront la sincérité de ce témoignage et comprendront en quoi l’histoire qu’il nous propose peut apporter une richesse complémentaire à notre « Mémoire commune ».

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CHAPITRE III. Apprendre l’Europe 43

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43 CHAPITRE III Apprendre l’Europe Deux nouveaux champs d’activité : la politique agricole et la concurrence La grande réussite du Marché Commun fut l’établissement de la po- litique agricole commune. La fixation d’un prix unique commun pour tous les produits agricoles fut acquise après de longs débats. Il est clair que les grandes entreprises agricoles, notamment celles du Nord de la France ou du Sud de la Bavière, profitèrent largement de cette politique, tandis que les petites et moyennes entreprises agricoles eurent plus de difficultés. La modernisation du matériel grâce aux subventions de Bruxelles commençait à porter ses fruits. La fixation des prix agricoles donnait lieu, chaque année, à un débat difficile. Les paysans mécontents n’hésitant pas, en pleine séance du Conseil des ministres, à faire entrer une vache en signe de protestation. Cela provoquait bien sûr l’hilarité générale mais ne réglait pas pour autant le fond du problème. La poli- tique agricole toujours contestée, fut finalement un succès. Mansholt, dont la vice-présidence avait été très efficace, réussit à s’imposer et devint Président intérimaire jusqu’à l’arrivée de Jean Rey. C’est von der Groeben qui mit en place les premières règles d’une politique de concurrence qui entraîna une lutte efficace contre les grands monopoles. Cette politique eut le soutien de la Cour de Justice Euro- p...

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