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Mon aventure européenne

Images et souvenirs

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Pierre Duchâteau

Ce texte n’est pas un récit, il n’écrit pas une histoire, il témoigne. Certes, aux yeux même de l’auteur, il s’agit d’une aventure passionnante dans laquelle il s’engage avec toute sa conviction : « La construction européenne ». Mais il ne prétend pas en proposer un récit factuel et objectif. Son but n’est pas de dire ce qui s’est passé dans l’histoire et quel chemin cette histoire a poursuivi, mais ce qu’il a vécu et fait dans cette histoire, les personnes qu’il a rencontrées, les événements qui l’ont touché, les lieux que ses missions lui ont permis de découvrir, les hasards de la vie qui ont suscité sa passion, les initiatives qu’il a pu prendre et les responsabilités qu’il a pu assumer, tout cela dans le cadre d’une transformation fondamentale et rapide des sociétés, des lieux et des pays qu’il visite dans son aventure et qui ont pour effet de changer le monde et par conséquent de le transformer lui-même.
La « Mémoire de l’Europe » qui s’en dégage est donc double : à la fois une mission et une aventure. Quand il parle de ses missions, c’est la tâche accomplie qui s’inscrit dans la mémoire. Mais cette vie est aussi une aventure, et c’est dès lors le devenir des êtres qui nourrissent les souvenirs. Certains lecteurs porteront peut-être un jugement différent sur tel ou tel épisode de l’histoire, sur telle ou telle description des institutions et des rôles spécifiques de certains hommes politiques, mais la richesse du récit ne laissera personne indifférent. Ceux qui, comme l’auteur, « pensent européen », apprécieront la sincérité de ce témoignage et comprendront en quoi l’histoire qu’il nous propose peut apporter une richesse complémentaire à notre « Mémoire commune ».

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CHAPITREV. L’Europe dans les organisations mondiales 79

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79 CHAPITRE V L’Europe dans les organisations mondiales Mes premiers pas diplomatiques à Paris : OCDE et UNESCO En juin 1984, je fus nommé ambassadeur à l’OCDE et à l’UNESCO, où je succédais à Jean-Pierre Leng. Je fus en fait très heureux de retrou- ver Paris que j’avais quitté en 1958. L’OCDE avait été créée après la guerre pour mettre en œuvre le Plan Marshall. Son Secrétaire Général était à l’époque Robert Marjolin, collaborateur de Jean Monnet, qui devint en 1958 vice-président de la Commission du Marché Commun. Je présentais mes lettres de créance au Secrétaire Général de l’OCDE, Joseph van Lennep, de nationalité néerlandaise. C’était son troisième mandat et, à mon arrivée, il s’apprêtait à partir pour Moscou. Jean Claude Pay lui succéda. C’était un ami de longue date que j’avais connu comme directeur du cabinet de Raymond Barre et gendre de Marcel Jeanney, ancien ministre du général de Gaulle et premier ambassadeur de France à Pékin. Celui ci incarnait au plus haut degré les valeurs républicaines et le sens de l’État français. L’OCDE était une sorte de club des pays les plus riches de la planète et comptait dans ses rangs les pays de l’Union européenne, les États- Unis, le Japon et certains nouveaux pays, comme la Corée du Sud, le Mexique, l’Australie et la Nouvelle-Z...

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