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Mon aventure européenne

Images et souvenirs

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Pierre Duchâteau

Ce texte n’est pas un récit, il n’écrit pas une histoire, il témoigne. Certes, aux yeux même de l’auteur, il s’agit d’une aventure passionnante dans laquelle il s’engage avec toute sa conviction : « La construction européenne ». Mais il ne prétend pas en proposer un récit factuel et objectif. Son but n’est pas de dire ce qui s’est passé dans l’histoire et quel chemin cette histoire a poursuivi, mais ce qu’il a vécu et fait dans cette histoire, les personnes qu’il a rencontrées, les événements qui l’ont touché, les lieux que ses missions lui ont permis de découvrir, les hasards de la vie qui ont suscité sa passion, les initiatives qu’il a pu prendre et les responsabilités qu’il a pu assumer, tout cela dans le cadre d’une transformation fondamentale et rapide des sociétés, des lieux et des pays qu’il visite dans son aventure et qui ont pour effet de changer le monde et par conséquent de le transformer lui-même.
La « Mémoire de l’Europe » qui s’en dégage est donc double : à la fois une mission et une aventure. Quand il parle de ses missions, c’est la tâche accomplie qui s’inscrit dans la mémoire. Mais cette vie est aussi une aventure, et c’est dès lors le devenir des êtres qui nourrissent les souvenirs. Certains lecteurs porteront peut-être un jugement différent sur tel ou tel épisode de l’histoire, sur telle ou telle description des institutions et des rôles spécifiques de certains hommes politiques, mais la richesse du récit ne laissera personne indifférent. Ceux qui, comme l’auteur, « pensent européen », apprécieront la sincérité de ce témoignage et comprendront en quoi l’histoire qu’il nous propose peut apporter une richesse complémentaire à notre « Mémoire commune ».

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CHAPITRE VII. Bilan de mon aventure en Asie 123

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123 CHAPITRE VII Bilan de mon aventure en Asie Les six années que j’ai passées en Chine, de mai 1988 à mai 1994, ont représenté pour moi une des périodes les plus intéressantes de ma carrière. Ce fut non seulement la découverte d’une civilisation et d’une culture, mais une expérience passionnante sur le plan professionnel, puisque je passais du fonctionnariat le plus traditionnel à la fonction d’ambassadeur, ce qui voulait dire à des prises d’initiatives journalières. La création d’une délégation de la Communauté Européenne à Pékin fut une aventure à laquelle j’ai voué toute mon énergie et dont je suis sorti totalement transformé. Il faut dire qu’en six ans la Chine a beaucoup bougé. En 1988, il fal- lait 18 heures d’avion pour aller de Paris à Pékin. Les compagnies aériennes n’ayant pas l’autorisation de survoler la Sibérie, étaient obli- gées de survoler l’Himalaya avec une escale à Delhi. Le voyage était très long et fatiguant. Ce n’est qu’à partir de 1990, avec la Perestroïka de Gorbatchev, que les compagnies aériennes purent enfin survoler la Russie, ce qui réduisit le voyage à 10 heures de vol. La Chine, qui se trouve à 14 000 kilomètres de l’Europe, devint de plus en plus proche, les communications téléphoniques s’améliorèrent et je pouvais appeler Bruxelles tous les jours l’apr...

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