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John Law

Économiste et homme d’État

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Antoin E. Murphy

Antoin E. Murphy nous livre ici la biographie intellectuelle d’une des personnalités les plus fascinantes de l’Europe de l’Ancien Régime, John Law (1671-1729). John Law chercha fortune à Londres, dont il s’enfuit en 1695. On le retrouve ensuite aux plus belles tables de jeu de l’Europe. Tout autre que lui se serait satisfait de cette vie de luxe et d’oisiveté, mais John Law avait une vision. Il croyait que l’économie basée sur les pièces d’or et d’argent allait irrémédiablement s’effacer devant un monde nouveau où les billets émis par les banques et les papiers de crédit seraient désormais la seule monnaie en circulation.
Cette vision, il voulut tout d’abord la partager avec le parlement écossais, sans succès. Il la proposa ensuite au duc de Savoie, puis une première fois au roi de France, en vain. La mort de ce dernier, en 1715, et la situation financière exécrable dans laquelle il laissait la France allait toutefois offrir à Law une nouvelle opportunité. Avec l’amitié et la confiance de Philippe d’Orléans, le Régent, John Law bâtit son système qui allait révolutionner son époque en créant une nouvelle monnaie et en provoquant le premier boom et krach boursiers en Europe.
En resituant l’homme dans le contexte de son époque, en expliquant ses théories économiques au regard de celles de notre temps, Antoin E. Murphy nous invite à redécouvrir cet auteur essentiel pour comprendre l’origine et les risques des instruments financiers modernes.

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CHAPITRE VII - Edimbourg en 1705 101

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CHAPITRE VII Edimbourg en 1705 Leith, le 14 juillet 1705, six heures du soir. Sur la plage du Firth of Forth, les t&moins discutent du choix des armes appropri&s pour le duel. On avait ckjä tente de r&oncilier les adversaires, mais en vain. L'honneur se lave dans le sang. Mais l'un des duellistes, John, cinqui&ne comte de Roxburghe, est blesse ä la jambe droite et peut ä peine se tenir debout. Dans ces circonstances, son second, M. Baillie of Jerviswood, indique qu'il n'est point en tat de croiser le fer avec son adversaire. Son adver- saire, l'irascible Laird of Saltoun Andrew Fletcher (1653-1716), ayant envisage une teile demande, a apporte une paire de pistolets. 11 propose cette alternative au comte de Roxburghe. M. Baillie intervient ä nouveau pour dire que l'invalidite du comte le rend incapable de tirer en position debout. Mais Fletcher, qui attendait ä Leith depuis vingt-quatre heures avait hüte d'en ckcoudre. Fletcher avait &jä un passe de bagarreur. Ne en 1653, il avait accom- pagn l'exp&lition du duc de Monmouth partie de Hollande en juin 1685 pour renverser Jacques 11. En chemin, Fletcher, m&ontent du cheval qu'il montait, en prit un autre appartenant ä un certain Dare. Dare protesta et brandit un fouet devant Fletcher. Ce dernier, rendu furieux par cet affront, sortit un pistolet et tua Dare. Les partisans de Monmouth &aient indign& qu'un Ecossais eüt tue un Anglais et Fletcher dut fuir sur le continent, ne revenant seulement en Ecosse qu'aprs la...

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