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«Todo más claro, El Contemplado, Confianza» de Pedro Salinas

Une écriture poétique entre contemplation et engagement

Bernadette Hidalgo Bachs

Cet ouvrage qui se veut pionnier nous confronte à l’univers de la dernière étape poétique de Pedro Salinas, grand poète espagnol, contemporain de Federico García Lorca. L’étude et l’interprétation approfondie de ses poèmes visent à mettre en lumière une quête de paix et d’absolu dans un univers à la fois serein, inquiétant et menaçant, selon qu’il évoque la contemplation de la mer, celle du monde urbain ou la question de la guerre.
Le poète est cet homme que nous sommes, essayant de trouver un sens à sa vie face à l’absurdité, ou soumis aux tensions d’une recherche de bonheur dans un environnement où se mêle harmonie, calme, angoisse et vaine agitation. Pedro Salinas, ayant choisi l’auto-exil, exprime au plus haut degré sa quête de l’être, exacerbée par la perte.
Concéder l’éternité aux êtres et aux choses en les fixant pour toujours sur la feuille blanche, telle est la mission qu’assigne Pedro Salinas au poète, en exprimant par des choix expressifs alliant tradition et modernité une conception de l’homme ancrée dans une espérance humaniste et confiante en la transmission intergénérationnelle.

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PREMIÈRE PARTIE - TODO MÁS CLARO: UNE ÉCRITURE POÉTIQUE ENGAGÉE

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PREMIÈRE PARTIE TODO MÁS CLARO : UNE ÉCRITURE POÉTIQUE ENGAGÉE 23 Introduction C’est entre 1936 et 1949, dans un contexte historique significatif, ce- lui de l’exil républicain lors de la guerre civile espagnole et celui de la Seconde Guerre mondiale, qu’ont été écrit les poèmes du recueil Todo más claro, comme le précise Pedro Salinas dans le prologue, rédigé en 19491 à la demande de l’éditeur de la Editorial Sudamericana, López Llausás. Le titre du recueil place le lecteur dans l’attente d’une écriture poétique qui serait l’aboutissement d’un processus de clarification. À propos du recueil en question, Pedro Salinas écrit à son ami Jorge Guillén : Este se titulará, con el título del primer poema : Todo más claro. Estuve du- dando mucho, pero me decidí por ese título, que parece raro en un libro con muchos poemas de preocupación espiritual profunda, y de tonos doloridos, como « Cero », por ejemplo. Pero el título se refiere concretamente a la fun- ción del poema, y en general de la poesía. Todo, incluso lo más tenebroso y atormentado, es aclarado por el poema. La poesía más que la filosofía pone en claro las cosas2. L’assertion de Jorge Guillén, dans une lettre à Pedro Salinas du 4 juin 1949, confirme élogieusement la portée du titre choisi : « Todo más claro pone más clara, más evidente, más irradiante, más imperiosa tu...

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