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«Todo más claro, El Contemplado, Confianza» de Pedro Salinas

Une écriture poétique entre contemplation et engagement

Bernadette Hidalgo Bachs

Cet ouvrage qui se veut pionnier nous confronte à l’univers de la dernière étape poétique de Pedro Salinas, grand poète espagnol, contemporain de Federico García Lorca. L’étude et l’interprétation approfondie de ses poèmes visent à mettre en lumière une quête de paix et d’absolu dans un univers à la fois serein, inquiétant et menaçant, selon qu’il évoque la contemplation de la mer, celle du monde urbain ou la question de la guerre.
Le poète est cet homme que nous sommes, essayant de trouver un sens à sa vie face à l’absurdité, ou soumis aux tensions d’une recherche de bonheur dans un environnement où se mêle harmonie, calme, angoisse et vaine agitation. Pedro Salinas, ayant choisi l’auto-exil, exprime au plus haut degré sa quête de l’être, exacerbée par la perte.
Concéder l’éternité aux êtres et aux choses en les fixant pour toujours sur la feuille blanche, telle est la mission qu’assigne Pedro Salinas au poète, en exprimant par des choix expressifs alliant tradition et modernité une conception de l’homme ancrée dans une espérance humaniste et confiante en la transmission intergénérationnelle.

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Conclusion générale 375

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375 Conclusion générale Ces trois études ont mis en valeur que chaque recueil est à la fois un tout unifié, pris pour lui-même, et un tout relié aux autres recueils par des éléments formels ou thématiques. Si le désir de soustraire les choses et les êtres aux effets du temps est l’une des préoccupations majeures de Pedro Salinas dans ses trois derniers recueils, l’engagement vis-à-vis de l’homme dans la société de la première moitié du XXe siècle en est une autre. Être de relation, le sujet poétique est investi d’une mission ré- demptrice : il vise à sauver de la disparition tout ce qui est à la portée de son regard ou de son imagination. C’est en fixant les choses et les êtres dans le poème, que le sujet poétique les libère de la caducité en leur octroyant une forme d’immortalité. Un « pouvoir spirituel1 » est attribué à l’écrivain, selon Pedro Salinas : si la parole poétique est la matérialisa- tion de l’espace intérieur et donc spirituel du locuteur, elle trouve son sens plénier dans l’esprit du lecteur ; l’écriture est l’espace-temps ouvert de la relation dialogique par excellence. Au désir qui habite le sujet écrivant, à sa passion pour l’écriture, pour le travail de création, s’ajoute la reconnaissance d’un lien très fort entre le créateur, ses lecteurs et la société : Está dotado el escritor de un cierto poder especial...

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