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Willy Brandt et l’unité de l’Europe

De l’objectif de la paix aux solidarités nécessaires

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Edited By Andreas Wilkens

Rendre à l’Europe toute sa place dans l’histoire. Telle est la ligne de force qui a marqué l’action politique de Willy Brandt pendant plus de cinquante ans. Selon la vision de l’ancien chancelier de l’Allemagne fédérale, seule la construction de l’unité européenne pouvait assurer la paix, la démocratie et le développement de la qualité de vie. Et sans l’entente fondamentale entre les Européens, ceux-ci n’auraient sans doute plus de prise sur les affaires du monde.
Depuis ses années d’exil en Scandinavie, Willy Brandt avait appris à connaître la diversité des Européens. Pourtant, il n’a jamais douté que le partage d’une certaine part de souveraineté, voire une forme de « gouvernement européen », évoqué dès les années 1970, semblait le mieux à même de préserver les identités et les intérêts essentiels de chacun.
Dans cet ouvrage, des historiens allemands, français, belges, britanniques, luxembourgeois, néerlandais et norvégiens abordent l’action européenne de Willy Brandt dans ses différentes périodes : des conceptions de l’exil et de l’après-guerre à la politique menée au temps de ses responsabilités gouvernementales, de l’engagement pour la démocratie à la réflexion sur une nouvelle architecture européenne au moment de l’effacement de la fracture Est-Ouest.
Le parcours de Willy Brandt illustre ainsi le rôle de l’Allemagne en Europe et les enjeux permanents de la construction européenne.

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Quatrième partie - Démocratie et l’Europe nouvelle

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QUATRIÈME PARTIE DÉMOCRATIE ET L’EUROPE NOUVELLE Willy Brandt et la démocratie en Europe : l’Espagne* Bernd ROTHER Après avoir démissionné de sa fonction de chancelier en mai 1974, Willy Brandt ne laissa subsister aucun doute quant à sa volonté de rester à la tête du SPD. Au cours des années précédentes, il avait justement pu mesurer les problèmes auxquels se heurtait le président du SPD lorsqu’en raison de son agenda de chancelier, il ne pouvait accorder qu’une attention limitée au parti. De fait, dans les premières déclarations qui suivirent sa démission, Brandt fit connaître sa volonté de se consacrer aux travaux du SPD. Mais il annonça aussi le second axe de son action future : la politique européenne1. En septembre 1974, il déclina cependant la proposition de devenir président de l’Internationale socialiste, un refus qu’il répéta à plusieurs reprises2. * Traduit de l’allemand par Jean-Léon Muller. 1 Intention formulée dans un discours du 21 juin 1974 ; cf. SPD-Pressemitteilung (Communiqué de presse du SPD, ci-dessous SPD-PM) 290/74 du 21 juin 1974. Après la démission de Brandt, le comité directeur du SPD avait immédiatement déclaré que « les sociaux-démocrates en Allemagne comme en Europe ne pouvaient en aucun cas se passer de son expérience et de son avis » ; communiqué de la session du comité directeur du SPD du 7 mai 1974 à Bonn, in : SPD-PM 208/74 du 7 mai 1974...

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