Show Less

Le Monde du Théâtre- Édition 2011

Compte rendu des saisons théâtrales 2007–2008 et 2008–2009 dans le monde

Edited By Nicole Leclercq, Laurence Piéropan and Laurent Rossion

Cet ouvrage intéressera l’amateur de théâtre à plus d’un titre. Il propose un panorama mondial à travers 51 articles traitant de deux saisons de théâtre. La singularité de cette forme mérite d’être soulignée. Chacun des pays représentés ici a confié à un spécialiste un regard analytique sur les saisons 2007–2008 et 2008–2009. Cela donne une juxtaposition d’approches qui, unies dans un objectif commun, gardent leurs spécificités. Ici, on met l’accent sur la perpétuation des traditions théâtrales, là, on est attentif aux signes d’ouverture aux aventures du théâtre international. Ici, on scrute les résistances que le théâtre peut opposer aux pouvoirs, là, on souligne l’intelligence de l’institution théâtrale et de l’État. Partout, on nous fait découvrir des formes, des pratiques et des répertoires qui retrouvent ainsi droit de cité à côté des artistes qui dominent les scènes internationales. De l’Allemagne à l’Ukraine, nous explorons la vie théâtrale dans son actualité avec ce léger recul qui permet de dégager quelques lignes de force. On pioche ainsi informations et détails insolites sur le travail des acteurs, les projets des metteurs en scène ou les goûts du public. C’est ainsi que nous portons un autre regard sur le théâtre dans le monde.

Prices

Show Summary Details
Restricted access

Islande - Gréta María Bergsdóttir 241

Extract

241 Islande Gréta María BERGSDOTTIR L’apport d’argent frais du secteur privé dans le système théâtral n’a jamais été bien important en Islande. Les banques, après leur privatisation en 2002, ont commencé à mettre davantage d’argent dans les arts, à doter les fondations artistiques et à soutenir des institutions théâtrales, des artistes individuels et des projets. Les banques d’investissement, les compagnies d’assurance et les riches sociétés privées ont emboîté le pas, parfois de manière considérable. En dépit des subventions gouvernementales, les institutions théâtrales et les groupes plus modestes, obligés de se battre pour combler les défi- cits, se sont tournés vers les banques, les compagnies d’investissement et les autres institutions d’affaires financièrement stables pour obtenir un soutien financier. C’est une situation gagnant-gagnant : les artistes, institutions et projets artistiques reçoivent de l’argent et les donateurs bénéficient d’une publicité, de logos et d’une image bienveillante et plus positive dans l’esprit du public. La stratégie est bien connue : les compa- gnies privées s’achètent une meilleure image par le biais de la sponsorisa- tion à la culture et aux artistes. Avec l’appui de la SPRON Bank, le Théâtre de la Ville a proposé des abonnements moins coûteux qu’auparavant. Et les heureux clients de la banque ont reçu en échange une lettre d’invita- tion leur offrant des tickets gratuits. La saison 2008-2009 au Théâtre de la Ville a vu un nombre record...

You are not authenticated to view the full text of this chapter or article.

This site requires a subscription or purchase to access the full text of books or journals.

Do you have any questions? Contact us.

Or login to access all content.