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L’innovation verte

De la théorie aux bonnes pratiques

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Edited By Sophie Boutillier, Faridah Djellal, Faïz Gallouj, Blandine Laperche and Dimitri Uzunidis

Alors que dans le monde entier l’utilisation des ressources naturelles ne cesse de croître et l’environnement de se dégrader, les économistes, les managers et les politiques s’inquiètent avant tout de la perte de compétitivité de leurs entreprises et de leurs économies. Ils focalisent aussi leur attention sur les performances financières des systèmes économiques au détriment d’une réflexion approfondie sur les changements nécessaires et urgents des modes de production, de consommation et d’échange dans lesquels la « contrainte environnementale » pourrait se transformer en innombrables opportunités d’innovations et conduire à l’émergence d’une nouvelle économie.
L’innovation verte désigne l’innovation ayant une finalité de développement durable qui se traduit par l’introduction dans l’économie d’un ensemble de produits, services, procédés, méthodes, etc. permettant de réduire l’impact de l’activité générale ou particulière sur l’environnement. Ce livre est consacré aux modèles théoriques de l’économie verte et à l’analyse de différentes expériences d’éco-innovation (leur naissance, leur diffusion, leurs impacts) ainsi qu’à la manière dont elles s’inscrivent dans un nouveau paradigme sociotechnique en construction.

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Présentation générale. Les domaines du possible de l’innovation verte

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13 soit moins dépensière (promotion des transports collectifs, rationalisa- tion de la production industrielle, consommation surveillée, recyclage systématique des déchets, etc.) et qu’elle intègre les nouvelles énergies de substitution. Pour l’heure, deux approches pertinentes du problème climatique s’opposent : l’approche altermondialiste et l’approche ultra- libérale. Pour la première, il s’agit de fixer des conditions cadres pour que l’économie devienne plus économe dans ses rejets ; pour la seconde, il faut répartir l’effort de restrictions énergétiques de telle sorte que la compétitivité entre économies nationales soit la moins perturbée pos- sible. Les deux approches s’accordent sur la nécessité d’une coopération multilatérale entre États pour la formulation et l’application d’un dispo- sitif contraignant. Elles s’accordent aussi sur la promotion de l’inno- vation verte de produit, de procédé, de méthodes ou encore de modes économiques pour atténuer l’impact environnemental de l’activité humaine. La contrainte globale sur les rejets à effet de serre matérialisée par le protocole de Kyoto5 est considérée comme un facteur facilitateur de l’innovation verte. Le protocole de Kyoto combine un engagement fixe de l’ensemble des pays industrialisés à limiter leurs émissions totales et une répartition flexible entre États des efforts pour le respecter. Les quotas nationaux peuvent en effet être augmentés (i) par l’échange des quantités initialement attribuées, (ii) au travers de l’obtention de droits d’émissions en retour d’aide à des investissements antiréchauffement...

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