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L’innovation verte

De la théorie aux bonnes pratiques

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Edited By Sophie Boutillier, Faridah Djellal, Faïz Gallouj, Blandine Laperche and Dimitri Uzunidis

Alors que dans le monde entier l’utilisation des ressources naturelles ne cesse de croître et l’environnement de se dégrader, les économistes, les managers et les politiques s’inquiètent avant tout de la perte de compétitivité de leurs entreprises et de leurs économies. Ils focalisent aussi leur attention sur les performances financières des systèmes économiques au détriment d’une réflexion approfondie sur les changements nécessaires et urgents des modes de production, de consommation et d’échange dans lesquels la « contrainte environnementale » pourrait se transformer en innombrables opportunités d’innovations et conduire à l’émergence d’une nouvelle économie.
L’innovation verte désigne l’innovation ayant une finalité de développement durable qui se traduit par l’introduction dans l’économie d’un ensemble de produits, services, procédés, méthodes, etc. permettant de réduire l’impact de l’activité générale ou particulière sur l’environnement. Ce livre est consacré aux modèles théoriques de l’économie verte et à l’analyse de différentes expériences d’éco-innovation (leur naissance, leur diffusion, leurs impacts) ainsi qu’à la manière dont elles s’inscrivent dans un nouveau paradigme sociotechnique en construction.

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DEUXIÈME PARTIE. L’ENTREPRISE ÉCO-INNOVANTE DANS SON ENVIRONNEMENT

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DEUXIÈME PARTIE L’ENTREPRISE ÉCO-INNOVANTE DANS SON ENVIRONNEMENT 165 Les caractéristiques de la firme « éco-innovante » et le développement durable Blandine LAPERCHE et Dimitri UZUNIDIS RRI Le développement durable tel qu’il a été défini dans le Rapport Brundtland (Brundtland, 1987) est un mode de développement conci- liant les principes du capitalisme (propriété privée, processus d’accumulation, réalisation de profit), la préservation des ressources naturelles telles que l’eau, l’air, la terre et les richesses qu’elle contient et la réalisation du bien-être social. Sa popularité découle en grande partie de la possibilité de mutation « douce » du mode de développe- ment actuel, privilégiant l’adaptation de l’infrastructure et de la structure sociale. Ainsi les progrès technologiques pourraient permettre de faire face aux problèmes environnementaux ; ou encore les comportements des agents pourraient être et/ou se modifier afin de favoriser la trans- formation du mode de production, encore largement fondé sur une appréciation classique de la nature comme « stock de ressources inépui- sable » (Boutillier, Matagne, 2012) et sur l’existence d’inégalités sociales fortes. L’exemple très largement étudié est celui de l’entreprise et sa poli- tique de responsabilité sociale (RSE), qui constitue une application du développement durable à l’échelle microéconomique (European Com- mission, 2001). L’entreprise peut contribuer à préserver l’environ- nement en développement des innovations vertes (ou éco-innovations) et en s’adaptant aux objectifs de ses « parties prenantes » (salariés, actionnaires, fournisseurs, clients, et société dans...

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