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L’apprentissage de la mondialisation

Les milieux économiques allemands face à la réussite américaine (1876–1914)

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Séverine Antigone Marin

Cet ouvrage a reçu le Prix Maurice Baumont, décerné par l'Académie des Sciences Morales et Politiques.

Pour comprendre pourquoi l’économie allemande a particulièrement réussi son insertion dans la première mondialisation, cet ouvrage examine les conditions pratiques de ce processus. Il prend en compte l’extrême diversité des milieux économiques, depuis les grandes firmes comme Bayer jusqu’aux petites entreprises tentées par l’aventure de l’exportation, en passant par les universitaires, les publicistes et les fonctionnaires de l’administration du Reich. À partir du cas américain, un marché lointain mais apparemment familier par ses normes comme par ses liens avec l’Allemagne, ce livre met en évidence les techniques empiriques, tenant parfois du bricolage, auxquelles se livrèrent ces différents acteurs afin de rassembler et d’utiliser l’information économique dont ils avaient besoin pour conquérir de nouveaux marchés.
Il montre que la mondialisation implique, dès cette époque, de voir dans chaque pays industrialisé non seulement un marché, mais aussi un concurrent. Au-delà de son utilisation commerciale, l’information économique a également servi à construire des modèles étrangers théoriques, fruits pour une part de débats transnationaux, mais transformés en instruments au service de controverses nationales. Le livre établit ainsi que, loin de se réduire à un débat sur l’américanisation, l’utilisation de l’argument américain au tournant du XX e siècle s’inscrit dans une multiplication, pour tous les secteurs économiques, des références étrangères destinées in fine à affirmer une spécificité allemande.

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Cet ouvrage est issu d’une thèse de doctorat soutenue le 27 novembre 2007 à l’Université de Paris IV-Sorbonne devant un jury composé de Madame le professeur Nadine Vivier et de Messieurs les professeurs Hinnerk Bruhns, Sylvain Schirmann et Georges-Henri Soutou, sous la présidence du professeur Dominique Barjot. Au terme de ce travail de recherche, je voudrais exprimer toute ma gratitude au professeur Georges-Henri Soutou, qui a accepté de le diriger. Sa connaissance intime des archives, alliée à l’acuité de ses analyses sur les relations internationales, restent des modèles. Mes plus vifs remerciements s’adressent aussi au professeur Éric Bussière, qui n’a cessé de me prodiguer ses encouragements et son amitié tout au long de ces années. Je suis très reconnaissante à Gabrielle Cadier de m’avoir, lors de mes années comme chargée de cours à Paris IV, accompagnée et conseillée avec beaucoup de gentillesse et de compétence. La confiance de Marc Flandreau, qui m’a permis d’assurer, pendant plusieurs années, une conférence à Sciences-Po Paris, m’a été précieuse, en m’offrant une atmosphère intellectuelle stimulante et la possibilité de fréquenter la pensée économique contemporaine. Cette thèse n’aurait pu voir le jour sans l’aide essentielle des person- nels de bibliothèques et des archives fréquentées. Qu’il me soit simple- ment permis de mentionner ici, pour leur accueil exceptionnel, la bibli- othèque de l’Université Humboldt de Berlin, ainsi que les responsables des archives de Bayer et de la Deutsche...

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