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La démocratie participative au Brésil

Promesses tenues et dynamiques ouvertes

Edited By Isabel Georges and Pierre Tripier

Ce livre illustre et analyse la recherche parfois tâtonnante de formes d’expression, d’organisation et de revendications politiques des milieux populaires brésiliens dans les années 2000. Il se propose ainsi de penser concrètement les avancées et limites de la démocratie participative. À partir d’enquêtes empiriques originales, souvent de type ethnographique, réalisées dans leur quasi-totalité par des auteurs locaux, fins connaisseurs et parfois militants des mouvements étudiés, cette collection d’articles fait varier autant les dimensions qui font l’objet des mobilisations étudiées (violence, recyclage, habitat, etc.) que les échelles d’analyse. Ainsi, et en dépit de preuves contraires souvent apportées, ce ne serait peut-être pas le niveau d’institutionnalisation de ces pratiques innovantes qui en définit l’aboutissement (assemblées publiques, tissu associatif local et religieux ou budget participatif, etc.) que l’inventivité et la capacité de « résilience » des « forces vives ».

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TROISIÈME PARTIE. UN TOIT GRÂCEÀ LA DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE

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TROISIÈME PARTIE UN TOIT GRÂCE À LA DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE 93 Introduction à la troisième partie Cette partie présente un aspect de la participation à la vie politique qui est, sauf exception, négligée en France, mais dont le caractère central, pour la population pauvre brésilienne, est considérable, sinon critique. Le cas traité par les anthropologues Ronaldo de Almeida et Tiarajú d’Andrea est celui de la vie sociale dans une favela de São Paulo. Elle permet d’éclairer certains des aspects plus abstraits des autres textes, en montrant le rôle des réseaux, d’abord familiaux, puis de connaissances, d’amis, etc. dans la constitution de la population de la favela Paraisopo- lis de São Paulo. On comprend mieux le rôle des Églises dans la dyna- mique de ces lieux d’habitat et la place qui y occupe un « pacificateur », Tenório, et le prestige qu’il en retire. L’analyse de João Marco de Almeida Lopes et de Cibele Saliba Rizek, sur l’entraide autogérée dans la production de l’habitat populaire, est plus ambitieuse, puisqu’elle cherche à combiner plusieurs niveaux de réalité. En effet, elle part des critiques habituelles faites à ce mode de construction : sur son coût, sa qualité, les intentions de clientélisme politique qui la sous-tendent. Elle esquisse une évaluation de ces réalisa- tions, avant de se livrer à la description de l’autoconstruction collective de logements. En même temps, elle propose d’observer des phéno- mènes, irréductibles...

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