Show Less

Les institutions européennes font leur histoire

Regards croisés soixante ans après le traité de Paris

Edited By Michel Mangenot and Sylvain Schirmann

Quelles sont les raisons qui poussent les institutions européennes à faire écrire leur histoire ? Cet ouvrage rassemble pour la première fois tous les auteurs de ces histoires institutionnelles ainsi que leurs commanditaires. Prenant pour objet les enjeux de mémoire au sein des institutions européennes, il met au centre de l’analyse la pratique encore peu interrogée de l’autohistoire ou de la rétrospection institutionnelle. Au-delà du débat sur une forme d’historiographie officielle, les contributions entendent comprendre, dans une perspective comparative avec d’autres champs historiques, ce que signifie écrire l’histoire d’institutions pour elles-mêmes. En revenant sur les conditions méthodologiques de réalisation et, en particulier, sur le dialogue entre archives orales et écrites, elles révèlent une pluralité de pratiques et de rapports à l’histoire. Cette situation apparaît ainsi singulière si on la compare à l’histoire de l’État en France.
Issu de la journée d’études du Pôle européen d’administration publique (PEAP) de Strasbourg, tenue le 18 avril 2011 à l’occasion du 60 e anniversaire du traité de Paris (18 avril 1951), cet ouvrage propose, enfin, de faire dialoguer histoire et prospective, en s’interrogeant sur l’avenir des institutions européennes et sur la postérité du traité les fondant.

Prices

Show Summary Details
Restricted access

Introduction générale

Extract

Cet ouvrage, issu de notre journée d’études du 18 avril 2011, à l’occasion du 60e anniversaire du traité de Paris (signé le 18 avril 1951 et fondant la Communauté européenne), n’a pas tant pour objectif de se pencher sur l’historiographie de la construction européenne que sur les raisons qui poussent les institutions européennes à faire écrire leur histoire et à interroger la manière dont s’écrit celle-ci. En effet, entre 2007 et 2009, quatre institutions européennes ont publié leurs propres histoires internes : – La Commission européenne 1958-1972. Histoire et mémoires d’une institution, Luxembourg, OPOCE, 2007, 648 pages. – Le Comité économique et social européen : 50 ans de démocratie participative, Bruxelles, CESE, 2008, 183 pages. – La Banque de l’Union européenne. La BEI, 1958-2008, Luxembourg, Imprimerie centrale, 2008, 386 pages. – La construction d’un Parlement : 50 ans d’histoire du Parlement européen 1958-2008, Luxembourg, OPOCE, 2009, 303 pages. Ces ouvrages se situent dans le prolongement de l’histoire de la Haute Autorité en 1993 coécrite par un de ses anciens membres, Dirk Spierenburg, avec l’historien Raymond Poidevin1. Au terme de ces cinq expériences, il apparaissait utile de dresser un tableau de ce nouveau genre historiographique en réunissant, pour la première fois, tous les auteurs de ces histoires. Nous souhaitions également, dans un second temps, les confronter à leurs commanditaires et engager un débat plus général sur les relations entre histoire et mémoire au sein des institutions européennes. De l’historicit...

You are not authenticated to view the full text of this chapter or article.

This site requires a subscription or purchase to access the full text of books or journals.

Do you have any questions? Contact us.

Or login to access all content.