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Georges Pompidou et les États-Unis

Une « relation spéciale » 1969–1974

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Edited By Éric Bussière, François Dubasque, Robert Frank and Nicolas Vaicbourdt

Depuis la Seconde Guerre mondiale, les relations franco-américaines sont placées sous une double étoile : l’entente, ce dont témoigne notamment leur appartenance commune à l’Alliance atlantique, mais aussi la mésentente, lorsqu’il s’agit pour la France d’affirmer l’autonomie de ses choix en politique extérieure. Cette ambivalence apparaît de manière éclatante à partir du retour du général de Gaulle au pouvoir en 1958.
Lorsque Georges Pompidou accède aux plus hautes fonctions en 1969, il doit, sans renier les apports du gaullisme, reconstruire les relations entre la France et son partenaire américain.
Cet ouvrage est issu d’un colloque international organisé par l’Association Georges Pompidou en 2009. Il se base sur l’étude des sources françaises comme américaines et examine le jeu réciproque des politiques et des personnalités, pour comprendre la réaction américaine au nouveau ton de la diplomatie française.
Les positions personnelles des décideurs, les processus de décision nationaux, les grands dossiers internationaux (Vietnam, système monétaire international, construction européenne, etc.) font ici l’objet d’une analyse détaillée qui permet de mieux comprendre la dynamique de la relation transatlantique : du voyage du président Pompidou aux États-Unis en 1970 à l’entente manifestée à la conférence des Açores en 1971, jusqu’aux malentendus de l’« année de l’Europe » en 1973.

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Conclusion : Relation spéciale ou malentendus franco-américains ? - Pierre MÉLANDRI

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223 Conclusion Relation spéciale ou malentendus franco-américains ? Pierre MÉLANDRI Professeur des universités à Sciences Po Paris Je suis à la fois très honoré mais aussi un peu embarrassé d’avoir à tirer les conclusions d’un colloque si riche – grâce, en particulier, aux communications des intervenants et au témoignage des anciens acteurs – que je ne saurais prétendre rendre compte de ses multiples apports. En sorte que, confronté au risque de schématiser ou de répéter ce qui a déjà été rappelé, je serais presque tenté de m’en tenir à une conclusion unique : remercier et féliciter très chaleureusement l’Association Georges Pompidou et les directeurs du colloque d’avoir pris l’initiative de cette belle manifestation qui a eu le triple mérite de faire progresser, en particulier grâce à un très large accès aux archives, notre connais- sance d’une période durant laquelle les relations franco-américaines ont été chaleureuses et conflictuelles, dominées par de très fortes et très grandes personnalités et placées sous le signe d’une mutation profonde du système international qui les a largement influencées. Mais sans doute me reprocheriez-vous alors d’être un peu court. Aussi vais-je tenter, sans prétendre le moins du monde avoir le dernier mot même si j’ai le privilège de parler en dernier, d’essayer de répondre à une question clé : comment a-t-on pu si rapidement passer, dans les rapports entre la France et les États-Unis, des premi...

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