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Les relations Québec-Canada

Arrêter le dialogue de sourds ?

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Edited By Pierre Hamel and Jean-Michel Lacroix

La « question du Québec » se pose dès l’adoption de l’Acte de l’Amérique du Nord britannique en 1867 et n’a jamais cessé depuis de mobiliser le débat constitutionnel au Canada. Réactivée pendant la Révolution tranquille dans les années 1960, elle n’a pas trouvé la réponse attendue. Depuis le rapatriement de la Constitution canadienne initié en 1981 et mis en œuvre en 1982 par Pierre Elliott Trudeau, l’imbroglio constitutionnel est dans l’impasse. L’esprit de réconciliation ou de compromis s’évanouit suite à l’échec de l’Accord du lac Meech (1990) et de l’Accord de Charlottetown (1992). Depuis deux décennies le dialogue de sourds entre le Québec et le Canada semble s’être fossilisé. Est-il encore envisageable de trouver une solution acceptable pour dépasser la dualité fondatrice du Canada ?
L’objectif de ce livre est d’explorer les termes du débat social, politique et constitutionnel autour de la « question du Québec » telle que celle-ci a été posée par les acteurs sociaux et politiques tant au Québec que dans le reste du Canada. Ce livre met en lumière la complexité de la crise constitutionnelle canadienne.

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CHAPITRE V - Le Bloc québécois et l’unité nationale (1990-2011) - Dimitri BONNET

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91 CHAPITRE V Le Bloc québécois et l’unité nationale (1990-2011) Dimitri BONNET L’idée selon laquelle il existe une « crise » de l’unité nationale cana- dienne a coloré les événements de ces cinquante dernières années. Les séparatistes du Parti québécois (PQ) ont, à plusieurs reprises, formé des gouvernements provinciaux. Sur les deux référendums sur la souverai- neté que le PQ a organisés, l’un a vu l’option souverainiste défaite par seulement une marge très mince en octobre 1995. Et, depuis 1993, le Bloc québécois (BQ) porte le message souverainiste au niveau fédéral et bénéficiait, jusqu’à la dernière élection du 2 mai 2011, d’une assise substantielle à la Chambre. Ainsi, le regard de nombreux Canadiens hors Québec, d’hommes politiques et même d’universitaires a été régi (déformé ?) par l’association constante du Bloc québécois à la seule cause souverainiste. Cette seule grille de lecture aux accents négatifs ou péjoratifs sur les événements contemporains du Canada limite notre compréhension de l’action du Bloc québécois sur la scène fédérale. Au rebours de la plupart des études déjà publiées, le présent article cherche à prendre de la distance par rapport au thème de la « crise canadienne » ou de l’effet néfaste qu’aurait le Bloc sur l’unité du pays. Au contraire, le Bloc ne fonctionne-t-il pas plutôt comme une soupape de sûret...

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