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The Uses of First Person Writings / Les usages des écrits du for privé

Africa, America, Asia, Europe / Afrique, Amérique, Asie, Europe

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Edited By François-Joseph Ruggiu

This book considers first-person writing and the related questions of the formation of the self, the rise of the individual and the private/public debate, and places these considerations within a multicultural perspective. It compares the characteristics of European or Occidental personal writings (such as diaries, memoirs and autobiographies) with the written forms of personal, intimate and autobiographical self which have existed and continue to exist within various Asian, African or Near Eastern cultures. The book constitutes a call for a global history of personal writing.
Ce livre s’intéresse, dans une perspective multiculturelle, à l’écriture de soi, et aux questions connexes de la formation même du soi, de l’émergence de l’individu ou encore du débat sur l’apparition des sphères privées et publiques. Il compare les caractéristiques de l’écrit personnel tel qu’il a eu cours en Europe ou dans les pays occidentaux (comme les journaux intimes, les mémoires, les autobiographies, entre autres) avec les formes écrites du soi personnel, intime ou autobiographique telles qu’elles ont pu exister, et existent, dans différentes cultures asiatiques, africaines ou proches-orientales. Ce livre lance également un appel pour une histoire globale des écrits personnels.

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For privé et agentivité féminine dans l’espace français au XVIIe siècle - Dominique Deslandres

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233 For privé et agentivité féminine dans l’espace français au XVIIe siècle Dominique DESLANDRES Université de Montréal Jeune étudiante à Montréal, je n’aurais jamais pensé que je ressentirai un tel vertige devant l’abondance des sources historiques féminines. En effet, quand je faisais mes études, on ne cessait de me seriner que mes pairesses n’avaient rien écrit qui vaille, ou alors lorsqu’elles l’avaient fait, elles se comptaient sur les doigts d’une main : elles étaient alors l’exception qui confirme la règle. Où étaient donc les Léonard da Vinci, les Mozart, les Einstein féminins ? Mon ignorance me faisait taire et confirmait, dans leurs préjugés, les érudits qui ne voulaient pas partager leur monopole du savoir. J’étais jeune. Je ployais comme tout le monde sous une historiographie dominée par les hommes. Et si je ne connaissais pas encore les Hildegarde von Bingen, les Marie de l’Incarnation, les Ines de la Cruz, les Lavinia Fontana, les Sofonisba Anguissola, les Émilie du Châtelet, les Vigée-Lebrun, c’est tout simplement qu’on ne me les avait pas révélées. Et pour cause, on ne les avait pas cherchées ! Les choses ont changé. Plus vite de mon côté de l’Atlantique que de l’autre. Mais partout, des historiennes chevronnées, et aussi des historiens, renouvelaient de fond en comble l’historiographie1. Non seulement, chez nous l’histoire des femmes a-t-elle gagné ses lettres de noblesse et une relative reconnaissance académique mais voilà qu’elle s’enrichit,...

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