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Jacques Laffitte

Roi des banquiers et banquier des rois

Virginie Monnier

Dans un monde où tous les banquiers sont ou ont été négociants et appartiennent à des dynasties parfois fort anciennes, Jacques Laffitte (1767–1844) fait figure d’outsider.
Fils d’un charpentier, il a certes bénéficié des bouleversements sociaux de son époque : il est le premier commis de banque de l’Histoire à avoir succédé directement à son patron, le célèbre Perregaux, tant à la tête de son établissement qu’au Conseil de Régence de la Banque de France ; mais – peut-être parce qu’aucune tradition ne l’entravait – il a su aussi envisager de manière radicalement nouvelle le métier de banquier, et proposer aux élites un regard insolemment novateur sur la gestion des finances publiques.
Son engagement politique découle de son libéralisme, mais là encore il se distingue : banquier de Napoléon qu’il n’aimait pas, opposé à Louis XVIII qui l’avait pourtant nommé gouverneur de la Banque de France, il porta sur le trône Louis-Philippe d’Orléans dont il devint très vite le plus farouche adversaire.
Enfin, en 1837, à 70 ans, avec la création de sa Caisse Générale du Commerce et de l’Industrie, il ouvrit la voie aux grands établissements de crédit tels que nous les connaissons aujourd’hui.

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Remerciements

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Ma gratitude va en premier lieu au Pr. Alain Plessis (1932-2010) qui, après avoir préfacé un petit ouvrage que j’avais consacré à ma famille et aux origines de la banque Lehideux, a bien voulu lire le manuscrit du présent livre et me guider à la fin de mes recherches. Son incomparable connaissance de la banque française du XIXe siècle, sa rigueur tout autant que sa bienveillance m’ont été précieuses et je déplore de ne pouvoir, ici, rien faire d’autre que saluer sa mémoire. C’est grâce au Pr. Éric Bussière que cette étude paraît. Il l’a présen- tée aux Éditions P.I.E. Peter Lang et m’a surtout fait l’honneur d’en écrire la préface. Sa caution vaut adoubement et je ne saurais trop l’en remercier. M. Pierre de Longuemar, président de l’Association pour l’Histoire de BNP Paribas, a été le deus ex machina grâce auquel cette publication voit le jour. Avec sa proverbiale énergie, il n’a eu de cesse que d’y parvenir et ma reconnaissance à son égard est profonde. Je voudrais également remercier pour leurs conseils, leur soutien, l’aide ou les renseignements qu’ils ont pu m’apporter Mme Florence de la Roncière, ancien administrateur du château de Maisons, MM. Antoine et Jacques d’Arjuzon, M. Jacques-Alain de Sédouy, M. Nicolas Stoskopf et, naturellement, mon mari dont j’ai, une fois de plus, mis la patience à rude épreuve. Visitez le groupe éditorial Peter Lang sur son site Internet commun www.peterlang.com

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