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La participation en action

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Edited By Frédéric Claisse, Catherine Laviolette, Min Reuchamps and Christine Ruyters

La participation a aujourd’hui le vent en poupe. Du niveau local à l’échelle internationale, un grand nombre d’expériences sociales et politiques menées au nom de la participation inventent, avec des publics hétérogènes, de nouvelles modalités de construction du vivre ensemble. Véritable laboratoire à ciel ouvert, la participation semble désormais un horizon incontournable de nos sociétés. Derrière ce concept se cache cependant un foisonnement de dispositifs et de méthodes disparates utilisés dans des contextes très variés. Ce sont ces réalités participatives concrètes qui font l’objet de ce livre.
En mêlant approches théoriques et empiriques, méthodes quantitatives et qualitatives, cet ouvrage propose une mise en perspective originale, collective et plurielle de la participation en action. Par leurs regards croisés, les contributions, qu’elles proviennent de praticiens de terrain ou du monde académique, proposent une réflexion tournée vers les pratiques innovantes qui fabriqueront la participation de demain.

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DEUXIÈME PARTIE : LES OUTILS

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DEUXIÈME PARTIE LES OUTILS 75 CHAPITRE IV L’énergie de la participation est-elle renouvelable ? La production de scénarios énergétiques et ses malentendus Frédéric CLAISSE et Patrick ITALIANO Chercheur au Département de Science politique de l’Université de Liège Chercheur à Institut des Sciences Humaines et Sociales à l’Université de Liège Comment associer experts et parties prenantes à un processus de construction et d’évaluation de scénarios visant à projeter la Belgique dans un avenir énergétique durable ? Tel était l’objectif du projet SEPIA1, financé dans le cadre du programme de recherche fédéral belge sur le développement durable couvrant la période 2005-20102. SEPIA s’inscrit dans un large mouvement au sein des études pros- pectives qui aura vu progressivement converger, à partir des an- nées 1990, l’objectif normatif de durabilité (sustainability) avec la méthode d’exploration de futurs désirables connue sous le nom de backcasting (Vergragt et Quist, 2011). Selon cette technique, un futur souhaitable est préalablement posé, obligeant à s’interroger sur les mesures et les étapes nécessaires pour y parvenir et le relier au présent. Comme une pluralité de chemins peut mener à cet horizon, la méthode consiste à produire en conséquence une pluralité de scénarios suscep- tibles de parvenir au même objectif désiré. L’objectif principal du projet SEPIA était d’« examiner la faisabilité d’une analyse de durabilité intégrée (integrated sustainability as- sessment, ISA) du système énergétique belge et d’en débattre avec...

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