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Politiques de communication, médias et défense

L’OTAN et la PSDC : visibilité en Belgique et chez ses voisins

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Edited By André Dumoulin, Delphine Deschaux-Beaume and Sylvain Paile

Le domaine de l’information et de la communication en matière de sécurité et de défense reste un sujet complexe et délicat. La relation entre décideurs, médias et opinion publique nationale doit être analysée en tenant compte des professionnels du message venant de l’UE et de l’OTAN. Les contributions empiriques rapportées dans cet ouvrage permettent d’éclairer quelque peu les différentes facettes de cette relation.
Il s’agit ici d’interroger l’espace belge mais également les pays frontaliers – France, Royaume-Uni, Allemagne, Pays-Bas et Luxembourg – à travers l’examen de la visibilité des organisations de sécurité et de défense dans les médias et à travers les thématiques retenues par les parlements nationaux. Cette comparaison a pu être mise en perspective avec l’examen des stratégies de communication des acteurs officiels, l’information offerte au sein du Collège européen de sécurité et de défense et du Collège de l’OTAN, le bilan de la présidence belge dans le domaine et les perceptions journalistiques spécialisées sur les politiques officielles de communication et de diplomatie publique.
L’objectif final dans cette « recherche-action » est de mettre en évidence des propositions et recommandations pour tenter d’améliorer autant que faire se peut la visibilité de la Politique européenne de sécurité et de défense et de celle de l’Alliance atlantique.

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Conclusions et recommandations - André DUMOULIN

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399 Conclusions et recommandations André DUMOULIN1 L’examen des contributions au présent ouvrage collectif est très révélateur. D’une part, il démontre que malgré l’actualité riche dans les champs étudiés et la masse d’informations officielles envoyées aux médias, la visibilité générale de la PESD/PSDC reste très faible, notamment en comparaison avec la médiatisation des activités menées par certains pays et l’OTAN. La montée en puissance quelque peu confuse du SEAE, la faiblesse de l’équipe chargée de la communication et la conduite de Catherine Ashton sont autant de facteurs d’explication, auxquels il convient d’ajouter la fragilisation du corps des correspon- dants de presse sur la place de Bruxelles. L’absence de stratégie de communication commune partagée et intégrée et de véritable évaluation de la politique de communication au sein d’organes dispersés ayant leurs propres logiques ne facilite pas les « révolutions conceptuelles ». L’image globale de l’institution renvoyée par les sondages d’opinion est prise en compte2 par les deux organisations mais c’est du côté de l’OTAN qu’est le mieux organisée la reconnaissance par le destinataire potentiel des outils de communication développés par l’Alliance atlantique. D’autre part, cet examen démontre combien les matières de sécurité- défense dans les champs de l’UE et de l’OTAN restent « confiden- tielles » et souvent associées à un lectorat spécialisé. Les organes de l’Union européenne comme l’Agence...

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