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Les Sagas dans les littératures francophones et lusophones au XXe siècle

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Edited By Marc Quaghebeur

Souvent rapprochée de l’épique alors qu’elle s’en différencie singulièrement, la Saga est passée dans le langage commun au point de se voir employée à tous vents, et souvent loin du sens originaire qui est le sien.
Ce volume entend interroger la permanence et les mutations de ce genre dans les champs littéraires francophones et lusophones du XX e siècle.
Il aborde en conséquence les métamorphoses du genre au contact de la société industrielle ; puis les translations qui s’imposent à l’heure de la reprise du module des Sagas par les mondes diasporiques ; enfin, l’alchimie qui voit la mémoire des vaincus s’en emparer également pour les lier à la permanence des dieux mânes.
Contrastes et contradictions de l’Histoire du XX e siècle se révèlent d’autant mieux dans les différents textes commentés dans ce livre qu’ils décalent tous ou réhabitent à frais nouveaux un genre qui plonge dans l’immémorial.

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Des identités en jeu. Tombeaux de famille et passages de témoin

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DES IDENTITÉS EN JEU TOMBEAUX DE FAMILLE ET PASSAGES DE TÉMOIN 49 Mère-Solitude d’Émile Ollivier Saga et « audience » Léon-François HOFFMANN Princeton University (États-Unis) La présente communication cherche à déterminer si le terme « saga », qui identifie un genre littéraire islandais des XIIe, XIIIe et XIVe siècles, et que l’on a commencé à appliquer à partir du XIXe siècle à certaines œuvres de fiction européennes en prose, peut s’appliquer aussi bien à des œuvres composées en français mais hors d’Europe. Pour ce faire, nous nous pencherons sur l’acception moderne du terme et examinerons s’il est légitime, dans cette optique, de considérer le remarquable roman haïtien d’Émile Ollivier, Mère-Solitude, à titre d’exemple, comme une saga. Mère-Solitude a paru à Paris chez Albin Michel en 1983 et a été réédité au Serpent à plumes en 1994. Outre cinq autres romans publiés entre 1977 et sa mort en 2002 à Montréal, où il vivait en exil depuis vingt-cinq ans et professait à l’université du Québec, Ollivier a publié dans la revue montréalaise Collectif Paroles, qu’il a animée depuis sa fondation, de nombreux articles concernant l’histoire, la politique, l’économie d’Haïti et de la diaspora haïtienne. Rappelons tout d’abord l’intrigue de Mère-Solitude. Nous sommes en 1969 dans la ville de Trou-Bordet c’est-à-dire Port-au-Prince, dont Trou-Bordet était une paroisse au temps de la colonie. Ollivier adopte le nom, peut-être en raison de ses résonances p...

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