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L’édition musicale à Bruxelles au XIXe siècle

L’exemple de la maison Schott frères

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Sandrine Thieffry

Ancrée au carrefour de tout l’univers musical, l’histoire de son activité éditoriale constitue l’indispensable cheville d’articulation d’une mécanique plus globale, qui est celle de l’histoire des idées et de l’histoire du goût. Par l’essence même de son rôle de passeur, l’édition de musique se frotta à peu près à tous les aspects de la res musicae : du phénomène créateur à sa réception sociale, en passant par les filières d’apprentissage, les modes d’interprétation et leurs multiples répercussions. Partant de pareil angle de vue, cet ouvrage met en lumière les relations qu’entretinrent avec le monde de la musique – sur un territoire considéré, celui de la Belgique naissante – les professionnels de l’édition, en particulier les fondateurs de la Maison Schott Frères, dont les archives privées ont été récemment mises au jour. Si d’aucuns ont dénoncé une certaine faiblesse esthétique de la musique belge du XIX e siècle – considération que l’on aura par ailleurs la sage courtoisie de tempérer –, ce qui nous aura intéressé ici, dans la foulée des travaux fondamentaux de Marie Cornaz sur le XVIII e siècle, c’est avant tout le vécu de la musique dans ses traces les plus fondamentales : ce qui motiva ceux qui la créèrent, l’interprétèrent, l’écoutèrent, et surtout la diffusèrent.

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Cet ouvrage reprend une partie des recherches qui furent menées dans le cadre d’une thèse de doctorat défendue en 2011 à l’Université Libre de Bruxelles, et qui avait pour objet L’édition musicale à Bruxelles sous le règne de Léopold Ier (1831-1865). La partie purement catalographique notamment, qui complétait cette étude, est ici absente. En revanche, nous avons amplifié la partie consacrée à la société Schott frères et à son premier directeur, Pierre Schott, dont la vie circonscrit cette nouvelle étude. Les éditions qui ont fait l’objet de notre attention proviennent, pour l’essentiel, de la Bibliothèque royale de Belgique, laquelle renferme quelque six cent cinquante partitions imprimées du XIXe siècle. L’insti- tution constitue de la sorte le premier réservoir belge de ce corpus spécifique ouvert au public, quantifié et inventorié. Afin de faciliter la lecture, nous avons choisi d’alléger les notes de bas de page. Ainsi, les références bibliographiques sont fournies entre crochets sous une forme abrégée qui renvoie à la bibliographie complète en fin d’ouvrage. Ces abréviations reprennent, pour chacun des titres évoqués, le nom de l’auteur suivi de la ou des initiale(s) des principaux mots du titre. Par exemple : Cornaz, M., L’édition et la diffusion de la musique à Bruxelles au XVIIIe siècle (Bruxelles, 2001) devient [CornazE]. Lorsque la référence bibliographique est dépourvue de nom d’auteur, le choix s’est porté sur le mot-clé inscrit en caract...

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