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Le devenir postmoderne

La sensibilité postmoderne dans les littératures italienne et portugaise

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Ana Maria Binet and Martine Bovo Romoeuf

Postmoderne, postmodernité, postmodernisme : qu’en est-il de ces multiples appellations qui prêtent le flanc à la confusion et au flou terminologique ? L’époque des poétiques intentionnelles postmodernes achevée, après avoir pris la mesure des décalages interprétatifs entre phases historiques et poétiques, sommes-nous à même de dire concrètement si la littérature contemporaine a enregistré des changements dans notre façon de penser, de vivre et de représenter l’époque postmoderne ? Cet ouvrage présente des approches critiques novatrices élargies à des outils conceptuels et interprétatifs à même de faire sortir le postmoderne de l’impasse nihiliste dans laquelle il avait été relégué. Les auteurs entendent analyser, à travers la littérature et le cinéma de ces vingt dernières années, les nuances de cette sensibilité postmoderne qui se fait jour subrepticement dans notre culture, dans notre façon d’écrire et de penser, et ce en prenant conscience qu’il n’existe pas un postmodernisme avec une poétique dominante, totalisante, mais des postmodernismes au pluriel ; non pas un postmodernisme européen mais des déclinaisons internes à l’Europe avec leurs rythmes et leurs caractéristiques propres, comme c’est le cas, ici, à travers les formes artistiques cinématographiques et littéraires de l’Italie et du Portugal.

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PREMIÈRE PARTIE. REPENSER THÉORIES, APPROCHES ET BILANS

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PREMIÈRE PARTIE REPENSER THÉORIES, APPROCHES ET BILANS 67 Ripensamenti Gli esempi di Zygmunt Bauman, Clifford Geertz e Massimo Recalcati Remo CESERANI Non mi pare necessario tornare a discutere qui del postmoderno come etichetta con cui è stato caratterizzato il periodo storico che abbiamo vissuto, nei paesi a capitalismo avanzato, a partire dalla seconda metà del secolo scorso. Lo si è fatto ormai tante volte e io stesso ne ho parlato in più occasioni, a cominciare dal libro Raccontare il postmoderno1 per arrivare a un saggio recente pubblicato sulla rivista «Modernità letteraria».2 Fra i molti studi dedicati all’argomento, i più persuasivi, a mio parere, restano quelli di Fredric Jameson3 e di David Harvey.4 Quanto all’Italia, che è stata forse il paese in cui la discussione si è svolta in modo più confuso, Monica Jansen5 ne ha raccontata con grande scrupolo ed equilibrio la vicenda tutto sommato contraddittoria, fra importanti esperimenti di scrittura postmodernista, rifiuti pregiudiziali in larghe fasce di intellettuali e letterati e vaghe nostalgie per la modernità mai vera- mente realizzata, accompagnate da tante inconfessate sopravvivenze premoderne. Particolarmente frustrante, per quelli di noi che hanno provato a fare chiarezza, è stato assistere all’incapacità molto diffusa di distinguere fra postmodernità come nome (in verità non molto felice) proposto per distinguere e definire un periodo storico e 1 Remo CESERANI, Raccontare il postmoderno, Torino, Bollati Boringhieri, 1997. 2 Remo CESERANI, Qualche considerazione sulla modernità liquida, «Modernità letteraria», 3, 2010, pp. 11-26. 3 Fredric JAMESON, Postmodernism, or, the Cultural Logic of Late Capitalism, London, Duke...

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