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Construire la citoyenneté européenne

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Edited By Laure Clément-Wilz and Sylvaine Peruzzetto

La citoyenneté européenne est interrogée dans cet ouvrage par une approche interdisciplinaire sur ce qu’elle est, sur ce qu’elle pourrait être, sur ce qu’elle devrait être. En effet, la citoyenneté juridiquement proclamée mérite d’être mise en perspective par l’approche historique, sociologique, politique, géographique et psychologique.
L’ouvrage montre comment la citoyenneté européenne modifie le paradigme de l’Europe institutionnelle construite sur la seule relation États membres-Union : elle introduit la société civile des citoyens dans une relation à l’Union certes descendante mais également ascendante, relation dont l’État lui-même n’est pas absent.
Ainsi, la citoyenneté pourrait être pour le citoyen européen le vecteur du passage de la morale civique proclamée à l’éthique sociale recherchée.

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De la vénération à la culpabilisation. Les effets des évènements historiques dans la construction de l’identité nationale et de l’identité européenne (Kristen Ilka REUTER & Denis HILTON)

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89 De la vénération à la culpabilisation Les effets des évènements historiques dans la construction de l’identité nationale et de l’identité européenne Kristen Ilka REUTER & Denis HILTON Diplômée en Master 2 psychologie cognitive et Professeur en psychologie sociale Université Toulouse 2 Le Mirail Selon Hilton et collègues (1996) les représentations de l’Histoire sont des prédicteurs importants de l’identité sociale (Tajfel & Turner, 1979) et de l’attitude envers des sujets d’importance collective. En général, les groupes préfèrent se voir non pas comme les auteurs des actes héroïques mais comme les victimes des actes méchants. Pour ces raisons, les groupes ont souvent une réticence à se confronter à leur histoire ambiguë. Par exemple, dans l’histoire de la Deuxième Guerre mondiale, il est vrai qu’au premier regard les rôles du groupe d’anciens persécuteurs allemands et d’anciens groupes de victimes à côté des Juifs européens semblent clairement définis. Cependant, un classement selon les catégories de persécuteurs et de victimes n’est pas aussi immuable que certaines des élites européennes le souhaitent parfois (cf. Lebov, 2006). Ainsi, parler aux Polonais, Soviétiques, Français des transgres- sions commises par leurs compatriotes durant les années noires de 1939 à 1945 pourrait les amener à mettre en question leur statut de victime et en conséquence menace leur identité sociale. De la même façon que le poids du passé influence selon Rensmann (2004) la sociét...

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