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Lire et traduire la littérature de jeunesse

Des contes de Perrault aux textes ludiques contemporains

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Muguras Constantinescu

Cet ouvrage propose une lecture critique et traductologique d’un vaste corpus de littérature de jeunesse, allant des contes créoles, persans et roumains jusqu’aux textes ludiques contemporains, en passant par des textes classiques de Charles Perrault, Carlo Collodi ou Hector Malot.
Dans un premier temps, l’ouvrage se développe à partir des concepts de lecture, de relecture, de réécriture, avant de se pencher ensuite sur ceux d’adaptation, de remaniement, de retraduction, en accordant une place privilégiée aux stratégies traductives visant à rendre la dimension culturelle d’un texte pour enfants.
Cet ouvrage, à travers la triple expérience de l’auteur comme enseignante, traductrice et traductologue, témoigne d’une ouverture vers des littératures moins connues et explorées, ainsi que d’un intérêt constant pour le dialogue interculturel.

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DEUXIÈME PARTIE - TRADUIRE ET RETRADUIRE LA LITTÉRATURE DE JEUNESSE

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DEUXIÈME PARTIE TRADUIRE ET RETRADUIRE LA LITTÉRATURE DE JEUNESSE 119 CHAPITRE 1 Musicalités roumaines des contes de Perrault1 Mais le plus grand problème, c’est évidemment la musicalité. On ne peut retrouver la même, il faut atteindre le même effet avec d’autres sonorités Ulla Bruncrona Il nous arrive de redire et restructurer dix fois la même phrase jusqu’à ce qu’elle sonne plus juste. C’est ça la gageure de la traduction. Pascale Delpech Parmi les formes d’hypertexte analysés par Genette, la traduction a sa place en tant que forme de transposition « la plus voyante et à coup sûr la plus répandue » (Genette, 1982, p. 293). Comme nous l’avons déjà vu, la traduction est, à concurrence avec l’adaptation, l’une des premières formes de palimpsestes pour les contes de Perrault, raison pour laquelle nous nous arrêtons ici à leurs traductions en roumain, traduction qui embrasse parfois d’autres formes de palimpseste : adapta- tion, abréviation, expansion, remaniement, télescopage, etc., permettant de la sorte un jeu entre plusieurs types de secondarité. Considérations sur la traduction qui « sonne bien » Dans le langage courant des traducteurs qui parlent de leur travail et le commentent simplement, sans prétention de théorisation, l’expression « ça sonne juste », « ça sonne bien », prise, à la fois, au propre et au figuré, montre l’importance du son et, en même temps, la relation étroite entre sens et son, dans la quête inlassable des bonnes équivalences. Car chaque fois qu’une solution...

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