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Européanisation et démocratisation des États baltes dans la période de préadhésion à l’UE

Le rôle de la conditionnalité politique des organisations européennes

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Anne-Sophie Pigeonnier

L’adhésion des États baltes à l’Union européenne en mai 2004 a marqué l’aboutissement de multiples transformations. Une décennie plus tard, les présidences lituanienne (2013) et lettone (2015) du Conseil de l’UE entérinent le fait que les États baltes ne sont plus de jeunes États membres. Pourtant, la crise ukrainienne et le retour des pressions russes constituent un test crucial pour les démocraties baltes. C’est pourquoi, l’étude de l’européanisation et de la démocratisation des États baltes présente un intérêt géopolitique et scientifique particuliers.
Les interactions entre les facteurs exogènes et endogènes des transformations post-communistes sont au centre de cette étude, qui s’étend de la fin du régime soviétique à leur adhésion à l’UE. L’objectif principal est de mesurer la conditionnalité politique exercée par l’UE et d’autres organisations européennes dans les États baltes, à travers quatre études de cas : la lutte contre la corruption, l’adaptation de la fonction publique à l’UE, les réformes territoriales et enfin la promotion du droit des minorités nationales. Ces thèmes constituent autant de questions essentielles, à un moment où l’environnement géopolitique des États baltes redevient incertain.

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Introduction

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Les États baltes ont intégré l’Union européenne (UE) le 1er mai 2004. Cette adhésion était le résultat de plus d’une décennie de multiples défis simultanés : (re)fondation d’un État, transition démocratique, modernisation politique et institutionnelle, mise en place d’une économie libérale de marché, adaptation aux pressions exercées par l’UE et d’autres organisations européennes/internationales, négociations d’adhésion, etc. Presque une décennie plus tard, la présidence lituanienne du Conseil de l’UE (juillet-décembre 2013) entérine le fait que les États baltes ne sont désormais plus des jeunes États membres de l’UE. Premier État balte à présider le Conseil de l’UE, la Lituanie a relevé le double défi logistique et politique, que représentait l’organisation tel événement. Elle est aussi parvenue à accomplir la lourde tâche de conclure des négociations difficiles dans plusieurs dossiers avant le marathon des élections européennes de mai 2014. Pourtant, le déclenchement de la crise ukrainienne lors de cette présidence nous rappelle combien l’équilibre géopolitique de cette région reste fragile. Le troisième sommet du partenariat oriental organisé à Vilnius fin novembre 2013 aurait dû être l’apothéose de la présidence lituanienne du Conseil de l’UE, incarnée par la signature d’un accord d’association avec l’Ukraine, l’Arménie, la Géorgie et la Moldavie. C’était sans compter sur les capacités de nuisance de la Russie, prompte à intervenir dès que son environnement...

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