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Analyse structuro-sémantique des parémies zoophytonymiques lubà

Langue, littérature, cerveau, comportement et développement- Tome 2

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Adrien Munyoka Mwana Cyalu

Tout peuple a intérêt à structurer un langage, à structurer des connaissances, à formaliser un contexte de savoir sur le monde et sur l’homme, à poser des actes d’intérêt vital et de croissance. Une analyse structuro-sémantique de cent parémies zoophytonymiques lubà, selon le modèle actantiel de Greimas appuyé par l’herméneutique des traditions, permet de montrer une organisation socioculturelle, politique, juridique et économique de ce peuple, et d’y lire ses préoccupations existentielles et cognitives. Sur le plan formel, on observe une structure binaire caractéristique des traditions orales et génératrice de rythme, ainsi qu’une syntaxe particulière. Dans la plupart des cas, les symboles sont à image existentielle, suivie d’une image prédicative.
La dissonance entre la crise lubà actuelle et son modèle social idéal a nécessité un mode d’approche d’une intervention parémiologique s’ouvrant à un nouveau champ de recherche : la neuroparémiologie.

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Chapitre 6. Le symbolisme parémiologique

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139 Chapitre 6 Le symbolisme parémiologique 6.0. Note introductive L’étude de la structure des parémies au cinquième chapitre a révélé la dominance du binarisme, du parallélisme, des oscillations vocaliques rimantes, du rythme… Il est attesté que la parémie, dans sa structure, est un discours formulaire mnémotechnique. C’est à travers ces éléments que la poéticité même des parémies a été saisie et caractérisée. La prédilection des images, des métaphores, des symboles, des allégories dans les parémies les affecte sensiblement d’un caractère figuratif. L’opacité du symbole et sa plurivocité sémique font du discours parémiologique un lieu de communication indirecte, de connaissance médiate. Sans révoquer l’universalité du symbolisme ou de la pensée symbolique, il se dégage cette pertinence que la plupart de symboles ont leur accessibilité limitée aux cercles culturels qui les a générés. Cette situation invite, au-delà de la structure, à une activité herméneutique, historico-culturelle, etc., pour le déchiffrement du sens et la libération des significations selon les différents contextes d’emploi et le concours de la pragmatique. C’est dans cet ordre d’idées qu’E. Urech (1972) limite la compréhension du symbole à son milieu et à son utilisation. Dans cette entreprise épistémologique du symbole, Dan Sperber (1974) dans son ouvrage Le symbolisme du mal, après avoir montré que les phénomènes symboliques relèvent du traitement structuraliste, il...

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