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Analyse structuro-sémantique des parémies zoophytonymiques lubà

Langue, littérature, cerveau, comportement et développement- Tome 2

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Adrien Munyoka Mwana Cyalu

Tout peuple a intérêt à structurer un langage, à structurer des connaissances, à formaliser un contexte de savoir sur le monde et sur l’homme, à poser des actes d’intérêt vital et de croissance. Une analyse structuro-sémantique de cent parémies zoophytonymiques lubà, selon le modèle actantiel de Greimas appuyé par l’herméneutique des traditions, permet de montrer une organisation socioculturelle, politique, juridique et économique de ce peuple, et d’y lire ses préoccupations existentielles et cognitives. Sur le plan formel, on observe une structure binaire caractéristique des traditions orales et génératrice de rythme, ainsi qu’une syntaxe particulière. Dans la plupart des cas, les symboles sont à image existentielle, suivie d’une image prédicative.
La dissonance entre la crise lubà actuelle et son modèle social idéal a nécessité un mode d’approche d’une intervention parémiologique s’ouvrant à un nouveau champ de recherche : la neuroparémiologie.

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Annexe I: De la langue lubà

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279 annexe i De la langue lubà 1.1. Classification La langue cilubà est une langue bantoue, l’une des quatre langues nationales de la République démocratique du Congo dont le lingala, le kikongo et le swahili. Elle occupe un vaste territoire au sud de ce pays. Son domaine comprend une portion de la province du Kasaï oriental et du Kasaï-Occidental. Mais cette langue est aussi parlée au Katanga et en certains milieux zambiens. Selon Grimes (1992 : 423-424) et Kalonji (1993 : 26) in Koen Bostoen (2003 : 31), « le cilubà compte respectivement 6 300 000 locuteurs et 5 000 000 locuteurs actifs ». Dans le classement de M. Guthrie (1948), le cilubà (L31) est voisin, dans le sud-est, avec le kikete (L21), le kisongye (L23), le kilubà (L33), le kanyok (L32), le kihemba (L34), le kisanga (L35) et le cikaonde (L41). Le cilubà (L31) comporte principalement deux dialectes distincts que sont le cilubà (L31a), parlé principalement au Kasaï-Oriental et dont la ville de Mbuji Mayi est le centre, et le cilubà (L31b) parlé principalement au Kasaï-Occidental et dont la ville de Kananga est le centre. C’est le cilubà (L31a) qui est le dialecte porteur des parémies du corpus, et son étendue est limitée, du moins pour le besoin de cette étude, à ce qu’on appelait dans les années 1960 le Sud-Kasaï. Se basant sur le lien de parenté, la carte et le tableau ci-après donnent une idée sur la répartition des langues africaines...

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