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Entre belgitude et postmodernité

Textes, thèmes et styles

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Edited By Marc Quaghebeur and Judyta Zbierska-Moscicka

Un autre livre de cette collection, De la belgitude à la belgité, s’attachait à la fortune critique et au renouvellement foncier que la Belgitude apporta aux études consacrées aux lettres belges francophones. Celui-ci s’attache à la dynamique créatrice elle-même. Il le fait à travers des œuvres qui précèdent, accompagnent ou font suite à ce mouvement de remises en cause et en perspective que fut la Belgitude.
D’Hubert Juin et Henry Bauchau à Pierre Mertens, Thomas Gunzig, Nicole Malinconi, Françoise Mallet-Joris et bien d’autres, le lecteur peut ainsi se colleter à une dynamique littéraire féconde, riche de mille et un jeux d’affirmation/travestissement identitaires. Origine historique et spécificités de ce mouvement sans véritable équivalent européen sont ainsi mises en exergue au travers d’une plongée qui est à la fois celle de la fin de la modernité en Europe et, pour la Belgique, de l’entrée définitive dans le fédéralisme étatique. Le texte éclaire tout autant le perpétuel jeu de rapports belgo-français que l’empreinte du silence d’Auschwitz sur la dynamique de cette génération.

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Deuxième partie. Des fables de personnages blessés

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deUxième Partie des fables de Personnages blessés 77 Paysage avec rivière, un essai-fiction précurseur de la Belgitude Jean-Claude Kangomba Archives & Musée de la Littérature (Bruxelles) Publié en 1974, Paysage avec rivière1 d’ Hubert Juin l’ est dans une collection qui s’ intitule « La mémoire ». Il s’ agit d’ un texte de 150 pages subdivisées en 26  sections de trois à quatre pages chacune. La matière d’ une rupture singulière. Écrit six ans après la parution des Trois Cousines (1968), le dernier roman du cycle des Hameaux2, Paysage avec rivière revient, une nouvelle fois, sur les lieux de la Gaume mythifiée, qui furent ceux de l’ enfance3 de l’ auteur et constituent le terreau de son imaginaire le plus spécifique. La plongée dans la mémoire à laquelle se consacre ce livre ramène toutefois l’ écrivain aussi bien à son enfance qu’ aux premières années de son séjour parisien. Conçu comme une libre promenade dans le labyrinthe du souvenir, il s’ ouvre et s’ achève sur un cri qui retentit à travers tout le texte  : «  – Le père Toupin est mort ! ». Lancé dix-sept fois en guise de leitmotiv, ce cri obsédant ne se retrouve pas seulement dans cinq incipit et six desinit de sections. Il ne constitue pas une nouveauté absolue dans le corpus d’ Hubert Juin. Ce cri lancinant de Paysage avec rivière trouve en effet son 1 Hubert Juin,...

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