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DéterminationS

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Edited By Antoine Gautier, Eva Havu and Dan Van Raemdonck

Attestée, de manière métalinguistique ou non, dès le XV e siècle, par le biais également des termes déterminer, déterminé et indéterminé, la notion de détermination est employée tantôt dans la définition de l’adverbe, tantôt dans l’analyse du temps verbal, pour distinguer passé simple et passé composé, tantôt encore pour décrire des relations de dépendance morphologique, tantôt enfin dans le cadre de la sémantique nominale et référentielle.
En grammaire, où se croisent acceptions héréditaires et empruntées, la notion renvoie à une opération de spécification dont les agents sont les déterminants. La tradition chaotique du terme les verse tantôt parmi les classes de mots (adjectifs déterminatifs, non qualificatifs, pour la grammaire scolaire, puis déterminants depuis Wagner et Pinchon (1962), à partir du determiner de Bloomfield (1933)), tantôt parmi les fonctions, tantôt un peu dans les deux. Les différentes théories redessinent les territoires et font voyager les items au gré de la place qui leur est réservée dans leur système.
Les contributions de ce volume visent à approcher et à éclairer davantage, parfois d’une lumière nouvelle, la notion de détermination, qui est encore loin d’être parfaitement circonscrite.

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Déterminants et noms de propriétés (Georges Kleiber)

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127 Déterminants et noms de propriétés Georges Kleiber Université de Strasbourg LILPA-Scolia & USIAS Introduction Cette contribution s’inscrit dans une recherche plus vaste entreprise depuis plusieurs années déjà et portant sur la détermination des noms et plus précisément sur l’emploi des déterminants avec les noms de propriétés. Nous essaierons de montrer que l’énigmatique distribution des déterminants avec les noms de propriété relève d’un transfert massif → comptable non encore reconnu jusqu’ici dans la littérature sur l’opposition massif/comptable, et dont le pouvoir s’exerce bien au-delà du domaine des noms de propriétés. après avoir, dans une première partie, rappelé le problème que pose la détermination des noms de propriétés et exposé les deux principales solutions qu’a suscitées le « mystère » (Wilmet 1998 et 2010) qu’il représente, nous apporterons, dans la seconde, notre propre réponse en mettant en avant un nouveau type de transfert massif → comptable, celui d’occurrence qualitative. Chemin faisant, on abordera, non seulement l’opposition massif/comptable et la problématique des déterminants indéfini et partitif, mais également celle du sens des noms de propriété. 1. Un problème classique de l’opposition massif / comptable 1.1 Rappel : une distribution de déterminants énigmatique Tous les commentateurs l’ont noté : la répartition des déterminants avec les noms de propriétés (noms de qualités et noms d’affects), encore appelés noms intensifs chez Flaux...

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