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Danse et spectacle vivant

Réflexion critique sur la construction des savoirs

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Elodie Verlinden

Les pratiques contemporaines, exogènes et plus anciennes rendent les définitions de la danse labiles. Cet ouvrage a pour objectif premier de relire les discours scientifiques sur la danse à travers quelques démarches considérées comme illustratives d’une discipline : les modes de représentation de Foster ; les formes de (re)présentation de Hanna ; le lecteur modèle d’Eco ; les questionnaires de Pavis, d’Helbo et d’Ubersfeld ; la souspartition et la pré-expressivité de Barba ; le Rasaesthetics de Schechner ; l’orchésalité de Bernard, etc.
Ce parcours a pour vocation seconde d’interroger les modes de construction de l’objet danse au sein des études en arts du spectacle vivant en attirant l’attention sur des paramètres généralement masqués par des approches globalisantes ou non adaptées, tels que l’énergie, l’intention, la pulsion auto-affective, les champs sensoriels, les techniques extra-quotidiennes.
L’approche défamiliarisante aborde des modélisations en perspective par rapport à leur objet, et conduit non seulement à saisir de manière critique les regards sur la danse mais à élaborer un modèle propre qui pose la question de l’identité et des processus énonciatifs de la danse au sein du paradigme des arts du spectacle vivant.

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Danses et discours scientifiques

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Chapitre 4 Des éléments de définition 1. Remarques générales Comme nous l’avons évoqué dans la partie précédente, il semble impossible d’établir une définition universelle tenant compte de la double contrainte (extension/tiers exclu). Cependant, les définitions ou tentatives de définition attirent l’attention sur des attributs qui peuvent être utiles dans notre tentative de prouver l’autonomie et la spécificité de la catégorie danse. Pour ce faire, nous prendrons principalement appui sur la réflexion de Judith Lynne Hanna. Dans son ouvrage To Dance is Human, elle propose une définition qui semble constituer une base de travail pertinente, notamment parce qu’elle évite tout ethnocentrisme1 et parce qu’elle permet de répondre à la condition d’extension : « (…) dance is defined as human behaviour composed, from the dancer’s perspective, of purposeful, intentionally rhythmical, and culturally patterned sequences of nonverbal body movement which are not ordinary motor activities, the motion having inherent and aesthetic value »2. Cependant, ces attributs de la compréhension ne permettent pas de remplir la condition du tiers exclu : Judith Hanna, dans son ouvrage To Dance is Human, définit la danse comme un acte anthropologique généralisé, une communication non verbale participant à la fondation d’une culture. (…) Judith Hanna ouvre les portes de la danse à tous les mouvements possibles ; cependant cette définition semble insuffisante puisqu’elle peut laisser supposer une permanence de l’état de danse3. Néanmoins, ces attributs semblent avoir valeur opératoire et permettent l’extension (comprendre toutes...

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