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Le régionalisme et ses limites

Regards croisés franco-kazakhs

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Edited By Fabien Bottini, Harold Gaba and Pierre Chabal

Deux questions guident les réflexions contenues dans ce livre : les organismes régionaux (Conseil de l’Europe, UE, CEEA, CICA, CEI…), dont l’existence est prévue au Chapitre VIII de la Charte de l’ONU, sont-ils dans un rapport de complémentarité ou de concurrence ? Constituent-ils un atout ou une faiblesse pour l’efficacité du droit international et le respect de la souveraineté des États ?
Elles ouvrent trois axes de réflexion : l’impact du régionalisme sur les États ; la capacité des États à conserver une identité propre ; la place du droit international (public et privé) dans ce contexte de régionalisation.
L’originalité de ces réflexions tient aux regards croisés franco-kazakhs choisis pour les traiter. Cette approche, surprenante s’agissant de la comparaison avec un pays peu connu de la doctrine juridique française, fait sens du fait du rapprochement croissant Europe-Asie – illustré par les visites des chefs d’État français et kazakh, à Astana (2014) et à Paris (2015).
Il n’est plus temps de se demander « Comment peut-on être Persan ? », comme à l’époque de Montesquieu, mais de se connaître mieux par l’analyse comparée. Les Universités du Havre et al-Farabi (Almaty) sont engagées sur ce chemin depuis de nombreuses années. Elles ont noué des liens très forts, concrétisés par la création d’un Centre européen du Droit au sein de l’Université al-Farabi.
Ce partenariat permet au lecteur de découvrir que les deux pays sont confrontés à des problématiques communes et que leur système juridique tend à se rapprocher, du fait du choix des autorités kazakhes de s’inspirer du droit français ou européen pour faire face aux défis qui s’imposent à lui.

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Axe 2. L’identité des états en question

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Axe 2 L’identité des étAts en question Analyse comparée des pouvoirs des présidents kazakh et français en matière de politique étrangère et de défense K. N. Shakirov Professeur de droit Doyen de la Faculté des relations internationales de l’Université al-Farabi Mots clés : Démocratie – Régime semi-présidentiel – Politique étrangère – Pouvoirs diplomatiques et militaires du chef de l’État – Dictature de salut public. Bien que le système moderne des relations internationales ne se réduise pas aux relations entre États, ces derniers en sont toujours au cœur. C’est pourquoi leurs politiques étrangères et de défense ont un impact sur le fonctionnement de ce système. La détermination du contenu de ces politiques est fonction de multiples facteurs, tels notamment que les conditions climatiques, les ressources naturelles, la population, l’ordre politique interne, la croissance économique ou encore la situation géopolitique du territoire. Nombre d’anciennes républiques soviétiques (telles que le Kazakhstan) s’efforcent par exemple depuis les années 1990 d’entretenir des relations étroites avec différents pays dans le monde comme la France, forts de ce constat qu’un État ne peut pas aujourd’hui se renfermer dans les limites géographiques du continent auquel il appartient ou de la sphère d’influence de son ancienne puissance de tutelle. Si ces considérations expliquent que chaque État ait sa propre politique étrangère et de défense, le droit comparé a le mérite de rappeler qu’il existe...

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