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Banque et société, XIXe–XXIe siècle

Identités croisées – Hommage à Pierre de Longuemar

Edited By Florence Descamps, Roger Nougaret and Laure Quennouëlle-Corre

Après une carrière de banquier, Pierre de Longuemar a consacré vingt-cinq ans à l’histoire des banques et à la sauvegarde des archives bancaires, notamment au sein de la banque Paribas, puis du Groupe BNP Paribas. Cet ouvrage rassemble vingt contributions d’amis, de banquiers et d’historiens qu’il a croisés dans cette seconde existence au service du patrimoine et de l’histoire.
Les sujets traités couvrent nombre des intérêts historiques de Pierre de Longuemar et entrent en résonance avec tel ou tel épisode de sa biographie ou de ses activités scientifiques. Trois parties ont été distinguées : l’analyse et la compréhension du système financier international contemporain par des acteurs et des observateurs de premier plan ; des contributions d’histoire économique et bancaire ; des articles d’histoire sociale ou d’entreprise.

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Rapport de mission de Pierre de Longuemar en Arabie saoudite (décembre 1976)

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Relations étrangères Le 17 décembre 1976 ARABIE SAOUDITE 7-12 décembre 1976 Impressions générales Aborder ce pays sans préjugé n’est pas aisé, chacun s’accordant à prévenir le néophyte des difficultés très particulières qui l’attendent. J’avais beau donc être prévenu…, je dois dire que la réalité dépasse l’imagination. Un premier choc d’abord. Ce pays richissime, 3e producteur de pétrole du monde (après les USA et l’URSS), donne une impression – sinon de très grande pauvreté (que vient démentir la pépinière d’immeubles, de routes en construction et le flot incessant de voitures de fortes cylindrées, américaines, japonaises, allemandes, quelques Peugeot tout de même) – en tout cas de gâchis extraordinaire. Il y a un peu de Far West dans tout cela, mais aussi un laisser-aller incroyable et sans doute une exploitation discutable de ce pays par certaines entreprises étrangères qui ont souvent construit vite, mal et cher. Cela lié à l’incurie d’une administration insuffisante et parfois corrompue : ne pas oublier qu’il y a 40 ans, il n’y avait pas de gouvernement ni d’administration séoudienne mais seulement deux ministres (sans ministère) : celui des Finances et des Affaires étrangères. Malgré un effort d’éducation sans doute important, mais dont les effets restent encore limités (classe moyenne quasi inexistante, la masse restant largement inculte), les cadres originaires de ce pays restent peu nombreux, la population proprement séoudienne restant dans sa...

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