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Les guerres balkaniques (1912–1913)

Conflits, enjeux, mémoires

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Edited By Catherine Horel

Les contributions réunies dans cet ouvrage sur les guerres balkaniques se veulent une interrogation sur leur impact international et dans les sociétés concernées, elles questionnent également la mémoire qu’elles y ont laissée et le rôle de celle-ci dans les relations interétatiques.
Les auteurs s’intéressent tout d’abord aux conflits régionaux et aux questions territoriales, à l’expérimentation de la guerre et à la notion de patrie, aux relations entre civils et militaires, aux bandes armées. Un deuxième thème concerne plus particulièrement l’Empire ottoman puis la Turquie à travers l’importance de la Méditerranée, les indépendances successives des pays balkaniques, le devenir des villes ottomanes. La troisième partie renvoie à une tendance actuelle de la recherche qui entreprend de faire l’histoire des interventions internationales et des opérations de paix : l’action de la fondation Carnegie ; la spécificité de la diplomatie balkanique ; l’absence des grandes puissances et la fin du concert européen. Enfin, la quatrième partie traite des mémoires des guerres balkaniques : imagologie, censure et caricature ; les propagandes comparées des belligérants et des grandes puissances ; lieux de mémoire ; pour une écriture commune de l’histoire du conflit.
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Une enquête internationale dans les balkans. La commission Carnegie de l’expédition au rapport de 1913-1914

1. La commission Carnegie : les origines et le récit de l’expédition

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Une enquête internationale dans les Balkans

La commission Barnegie de l’expédition au rapport de 1913-1914

Nadine AKHUND

Chercheur associé, UMR IRICE

« Une commission s’est constituée – sur l’initiative de la Dotation Carnegie pour la Paix internationale – en vue de poursuivre une enquête impartiale et indépendante de toute préoccupation politique concernant les massacres qui viennent d’ensanglanter les Balkans »1. Telle est la première phrase du communiqué de presse publié le 19 août 1913, soit dix jours à peine après la signature du traité de Bucarest. Le lendemain, la mission Carnegie quittait Paris pour Vienne, première étape d’un périple de cinq semaines dans les Balkans. Créée en décembre 1910, deux ans avant l’ouverture des hostilités dans les Balkans, la Dotation Carnegie pour la Paix Internationale se fixait trois objectifs : promouvoir une meilleure compréhension des enjeux internationaux, étudier les causes et les impacts des guerres auprès des populations civiles, et soutenir le droit international encore à ses débuts. Son fondateur, Andrew Carnegie (1835-1919), d’origine écossaise, avait fait fortune dans l’industrie de l’acier au lendemain de la guerre de Sécession. Humaniste et philanthrope convaincu, il avait rejoint les rangs des internationalistes et en 1901, défendant la paix par le droit, avait mis à leur disposition une partie de son immense fortune.

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