Show Less
Restricted access

Les guerres balkaniques (1912–1913)

Conflits, enjeux, mémoires

Series:

Edited By Catherine Horel

Les contributions réunies dans cet ouvrage sur les guerres balkaniques se veulent une interrogation sur leur impact international et dans les sociétés concernées, elles questionnent également la mémoire qu’elles y ont laissée et le rôle de celle-ci dans les relations interétatiques.
Les auteurs s’intéressent tout d’abord aux conflits régionaux et aux questions territoriales, à l’expérimentation de la guerre et à la notion de patrie, aux relations entre civils et militaires, aux bandes armées. Un deuxième thème concerne plus particulièrement l’Empire ottoman puis la Turquie à travers l’importance de la Méditerranée, les indépendances successives des pays balkaniques, le devenir des villes ottomanes. La troisième partie renvoie à une tendance actuelle de la recherche qui entreprend de faire l’histoire des interventions internationales et des opérations de paix : l’action de la fondation Carnegie ; la spécificité de la diplomatie balkanique ; l’absence des grandes puissances et la fin du concert européen. Enfin, la quatrième partie traite des mémoires des guerres balkaniques : imagologie, censure et caricature ; les propagandes comparées des belligérants et des grandes puissances ; lieux de mémoire ; pour une écriture commune de l’histoire du conflit.
Show Summary Details
Restricted access

Les Italo-Albanais et les questions balkaniques des premières années du XXe siècle aux guerres de 1912-1913

Extract

Les Italo-Albanais et les questions balkaniques

Des premières années du XXe siècle aux guerres de 1912-1913

Francesco GUIDA

Université Rome III

L’existence d’une importante colonie albanaise en Italie méridionale depuis le XVe siècle est un fait connu. Elle est parvenue à préserver sa langue et ses coutumes jusqu’à l’époque contemporaine. Au XIXe siècle, elle comptait environ 150 à 200 000 âmes, alors que la population des terres albanaises de l’Empire ottoman totalisait un million de personnes. Les historiens ont insisté sur le fait que la Rilindja (renaissance) de la nation albanaise prenait sa source dans les milieux de la diaspora, surtout sur le terrain de la culture. Les noms de Girolamo De Rada et d’autres intellectuels italiens, comme Domenico Camarda et Pietro Camodeca dei Coronei, apparaissent dans les livres ouvrages qui traitent de ce sujet, à partir de la monographie de Nathalie Clayer1. Dans les dernières années du XIXe et au début du XXe siècle, les Italo-Albanais commencent à passer à l’action politique. Le premier congrès albanais de Corigliano Calabro, organisé en 1895, voit la naissance de la Società Nazionale Albanese mais s’abstient de toute expression politique. Or, lors du deuxième congrès de Lungro2 en 1897, la majorité des participants acceptent de mêler les intérêts culturels à d’autres, plus politiques. Les positions variées des Italo-Albanais renvoient à celles qui se sont fait jour chez les Albanais de l’Empire ottoman et...

You are not authenticated to view the full text of this chapter or article.

This site requires a subscription or purchase to access the full text of books or journals.

Do you have any questions? Contact us.

Or login to access all content.