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Les guerres balkaniques (1912–1913)

Conflits, enjeux, mémoires

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Edited By Catherine Horel

Les contributions réunies dans cet ouvrage sur les guerres balkaniques se veulent une interrogation sur leur impact international et dans les sociétés concernées, elles questionnent également la mémoire qu’elles y ont laissée et le rôle de celle-ci dans les relations interétatiques.
Les auteurs s’intéressent tout d’abord aux conflits régionaux et aux questions territoriales, à l’expérimentation de la guerre et à la notion de patrie, aux relations entre civils et militaires, aux bandes armées. Un deuxième thème concerne plus particulièrement l’Empire ottoman puis la Turquie à travers l’importance de la Méditerranée, les indépendances successives des pays balkaniques, le devenir des villes ottomanes. La troisième partie renvoie à une tendance actuelle de la recherche qui entreprend de faire l’histoire des interventions internationales et des opérations de paix : l’action de la fondation Carnegie ; la spécificité de la diplomatie balkanique ; l’absence des grandes puissances et la fin du concert européen. Enfin, la quatrième partie traite des mémoires des guerres balkaniques : imagologie, censure et caricature ; les propagandes comparées des belligérants et des grandes puissances ; lieux de mémoire ; pour une écriture commune de l’histoire du conflit.
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La Roumanie et la Seconde Guerre balkanique ou l’hésitation géopolitique et statutaire

1. Prendre au sérieux statut et situation : l’image de la Roumanie en tant que puissance extra-balkanique

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Traian SANDU

Université de Paris III Sorbonne-Nouvelle

L’impatience croissante de l’opinion roumaine à participer au conflit balkanique reçoit des interprétations multiples mais qui convergent autour du statut de la puissance roumaine et de son identité géoculturelle balkanique telles qu’elles sont reconnues, ou non, par les grandes puissances désunies dans un concert européen déliquescent.

Cette guerre représente pour la Roumanie un triple paradoxe : elle mobilise fortement l’opinion pour un territoire, la Dobroudja méridionale, sans enjeu ethno-national puisque les Roumains y sont minoritaires ; elle s’engage dans un conflit, les guerres balkaniques, sans gloire militaire à la clé, puisque la Roumanie pénètre dans une Bulgarie du nord-est dégarnie de troupes ; enfin, son désir d’intervention pendant la Première Guerre balkanique s’effectue à contre-emploi de ses prétentions émancipatrices, puisqu’elle collabore avec l’Empire ottoman contre les nations balkaniques en voie d’émancipation.

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