Show Less
Restricted access

Documents diplomatiques français

1949 – Tome I (1er janvier – 30 juin)

Series:

Edited By Ministère des Affaires étrangères

Une grande affaire du premier semestre 1949 est le Pacte atlantique. Parallèlement la mise sur pied de l’Allemagne occidentale bat son plein, autour de la question de la « Loi fondamentale » de la future RFA. Les deux dossiers sont étroitement liés ; la France doit définitivement revoir sa politique allemande, mais on admet désormais que la priorité, c’est la résistance face à l’URSS  ; il faut empêcher celle-ci d’utiliser l’Allemagne. Le but n’est plus de morceler l’Allemagne, mais de l’incorporer dans un système de sécurité occidental.
Autre grand souci : l’Indochine. On suit les négociations complexes avec l’empereur Bao Dai. On parvient cependant aux accords du 8 mars 1949. Paris se montre très restrictif et frileux. Mais on s’inquiète des répercussions en Indochine de la défaite de Tchang Kai Tchek face aux communistes chinois. Cependant les États-Unis commencent, en raison de cette inquiétude, à mieux comprendre la position française à l’égard du problème indochinois. Décidément la politique extérieure française entre dans une nouvelle phase.
Show Summary Details
Restricted access

112. M. de Vaux Saint Cyr, Ambassadeur de France à Athènes, à M. Schuman, Ministre des Affaires étrangères

Extract

M. DE VAUX SAINT CYR, AMBASSADEUR DE FRANCE À ATHÈNES,

       À M. SCHUMAN, MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES1.

D. n° 168.

Athènes, 21 février 1949.

Contrairement à ce que l’on était en droit de prévoir et à ce que j’avais laissé entendre à Votre Excellence dans ma dépêche nº 83 du 28 janvier2, la prise de commandement du général Papagos n’a pas tardé à correspondre à une période de redressement de la situation militaire.

L’arrivée à la tête de l’armée du vainqueur d’Albanie a coïncidé d’abord avec le moment où les opérations du Péloponnèse ont commencé à porter leurs fruits. Celles-ci avaient été conçues et ont été menées d’une façon plus rationnelle que ne l’avaient été celles déclenchées auparavant pour tendre au nettoyage d’autres régions de la Grèce. En Péloponnèse, l’armée se préoccupa d’abord d’arrêter et de déporter tous les suspects afin de détruire l’organisation d’auto-défense des régions côtières ainsi que le système de renseignement et de ravitaillement des guérillas. Il s’ensuivit pour ces derniers un désarroi matériel et moral. Quand ils virent des troupes régulières monter à l’assaut des massifs montagneux où ils se trouvaient, ils tentèrent d’éviter le combat par des déplacements rapides ou par des infiltrations sur les arrières de l’armée r...

You are not authenticated to view the full text of this chapter or article.

This site requires a subscription or purchase to access the full text of books or journals.

Do you have any questions? Contact us.

Or login to access all content.