Show Less
Restricted access

Documents diplomatiques français

1949 – Tome I (1er janvier – 30 juin)

Series:

Ministère des Affaires étrangères

Une grande affaire du premier semestre 1949 est le Pacte atlantique. Parallèlement la mise sur pied de l’Allemagne occidentale bat son plein, autour de la question de la « Loi fondamentale » de la future RFA. Les deux dossiers sont étroitement liés ; la France doit définitivement revoir sa politique allemande, mais on admet désormais que la priorité, c’est la résistance face à l’URSS  ; il faut empêcher celle-ci d’utiliser l’Allemagne. Le but n’est plus de morceler l’Allemagne, mais de l’incorporer dans un système de sécurité occidental.
Autre grand souci : l’Indochine. On suit les négociations complexes avec l’empereur Bao Dai. On parvient cependant aux accords du 8 mars 1949. Paris se montre très restrictif et frileux. Mais on s’inquiète des répercussions en Indochine de la défaite de Tchang Kai Tchek face aux communistes chinois. Cependant les États-Unis commencent, en raison de cette inquiétude, à mieux comprendre la position française à l’égard du problème indochinois. Décidément la politique extérieure française entre dans une nouvelle phase.
Show Summary Details
Restricted access

186. Compte rendu de la réunion des douze ministres des Affaires étrangères du Pacte atlantique, tenue le 2 avril 1949 à 11 heures dans la salle du Departmental Building sous la présidence de m. Acheson

Extract

C.R.

M. Acheson demande si les ministres ont des observations à présenter sur le texte du traité. En l’absence de toute remarque, le texte est définitivement adopté.

Le Secrétaire d’État indique ensuite que les ministres doivent se préoccuper de l’organisation du Conseil et du Comité de Défense institués par l’article 9 du Pacte. Il estime que le Conseil pourrait être composé des ministres des Affaires étrangères ou d’autres plénipotentiaires représentant les chefs d’État au choix de chacun des signataires. Il semble d’autre part au Secrétaire d’État que le comité de Défense devrait être composé des ministres de la Défense des pays intéressés ou de leurs représentants. Il considère qu’il devrait exister en outre un comité plus restreint capable de s’occuper des questions stratégiques. Ce serait un comité technique, professionnel, limité en nombre, traitant de la stratégie, tandis que le comité de Défense s’occuperait de questions plus générales comme les armements, les approvisionnements, etc. Le Secrétaire d’État propose que l’organisation de ces conseils soit élaborée par un groupe de travail dont les ministres examineront les conclusions.

M. Rasmussen approuve ces propositions. Il indique que le siège de ces organismes pourra être déterminé par les membres du Conseil quand ils se réuniront.

Sur une question de M. Bevin, le Secrétaire d’État précise...

You are not authenticated to view the full text of this chapter or article.

This site requires a subscription or purchase to access the full text of books or journals.

Do you have any questions? Contact us.

Or login to access all content.