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Documents diplomatiques français

1949 – Tome I (1er janvier – 30 juin)

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Edited By Ministère des Affaires étrangères

Une grande affaire du premier semestre 1949 est le Pacte atlantique. Parallèlement la mise sur pied de l’Allemagne occidentale bat son plein, autour de la question de la « Loi fondamentale » de la future RFA. Les deux dossiers sont étroitement liés ; la France doit définitivement revoir sa politique allemande, mais on admet désormais que la priorité, c’est la résistance face à l’URSS  ; il faut empêcher celle-ci d’utiliser l’Allemagne. Le but n’est plus de morceler l’Allemagne, mais de l’incorporer dans un système de sécurité occidental.
Autre grand souci : l’Indochine. On suit les négociations complexes avec l’empereur Bao Dai. On parvient cependant aux accords du 8 mars 1949. Paris se montre très restrictif et frileux. Mais on s’inquiète des répercussions en Indochine de la défaite de Tchang Kai Tchek face aux communistes chinois. Cependant les États-Unis commencent, en raison de cette inquiétude, à mieux comprendre la position française à l’égard du problème indochinois. Décidément la politique extérieure française entre dans une nouvelle phase.
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224. M. Gauquié, Ministre de France à Budapest, à M. Schuman, Ministre des Affaires étrangères

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M. GAUQUIÉ, MINISTRE DE FRANCE À BUDAPEST,

       À M. SCHUMAN, MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES1.

D. n° 153.

Budapest, 17 avril 1949.

Par lettre nº 136 du 16 mars dernier2, vous avez bien voulu me demander un avis sur les divergences qui avaient pu se manifester dans le parti communiste hongrois à propos d’un rapport sur la question du SDECE3 lequel d’ailleurs, venait de Budapest.

1) Les observations que j’ai été amené à faire depuis ne peuvent que confirmer l’impression que j’avais déjà signalée par ma dépêche nº 183 du 24 février4, à savoir que l’importance des différents courants qui avaient pu se manifester à l’intérieur du parti ne dépassaient pas ce qu’on peut normalement attendre d’un organisme politique en pleine activité où des intérêts humains se heurtent inévitablement, mais à l’intérieur duquel aucune différence sérieuse sur la doctrine ne se fait sentir.

En ce qui concerne M. Rajk, quelles que puissent être ses pensées intimes, son attitude au cours de ces deux derniers mois indique un incontestable rapprochement avec les autres dirigeants. Le fait qu’il ait été nommé secrétaire général du Front de l’Indépendance est à cet égard significatif : on a peut-être voulu le ménager, mais il semble bien que lui aussi soit pénétré de la nécessité de l’unité du front. Je sais qu’il est allé voir Monsieur Vychinski, alors que...

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