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Documents diplomatiques français

1949 – Tome I (1er janvier – 30 juin)

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Edited By Ministère des Affaires étrangères

Une grande affaire du premier semestre 1949 est le Pacte atlantique. Parallèlement la mise sur pied de l’Allemagne occidentale bat son plein, autour de la question de la « Loi fondamentale » de la future RFA. Les deux dossiers sont étroitement liés ; la France doit définitivement revoir sa politique allemande, mais on admet désormais que la priorité, c’est la résistance face à l’URSS  ; il faut empêcher celle-ci d’utiliser l’Allemagne. Le but n’est plus de morceler l’Allemagne, mais de l’incorporer dans un système de sécurité occidental.
Autre grand souci : l’Indochine. On suit les négociations complexes avec l’empereur Bao Dai. On parvient cependant aux accords du 8 mars 1949. Paris se montre très restrictif et frileux. Mais on s’inquiète des répercussions en Indochine de la défaite de Tchang Kai Tchek face aux communistes chinois. Cependant les États-Unis commencent, en raison de cette inquiétude, à mieux comprendre la position française à l’égard du problème indochinois. Décidément la politique extérieure française entre dans une nouvelle phase.
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270. M. de Leusse, Consul de France à Florence, à M. Fouques-Duparc, Ambassadeur de France à Rome

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M. DE LEUSSE, CONSUL DE FRANCE À FLORENCE,

       À M. FOUQUES-DUPARC, AMBASSADEUR DE FRANCE À ROME.

D. n° 35.

Florence, 4 mai 1949.

Le 3e Congrès national du mouvement fédéraliste européen s’est tenu les 23, 24 et 25 avril dernier au Palazzo di parte Guelfa à Florence.

À cette manifestation, à laquelle assistaient divers parlementaires italiens de la droite, du centre et de l’Unità Socialista, ont pris part MM. Henry Frenay, président de l’Union européenne des fédéralistes et Henry Brugmans, président du Conseil exécutif de cet organisme.

Les travaux du Congrès se sont déroulés dans une atmosphère d’imprécision et de confusion. De nombreux orateurs se sont succédés à la tribune et ont prononcé sans plan d’ensemble des discours plus ou moins longs et plus ou moins écoutés. Beaucoup d’entre eux se sont révélés incapables d’exposer de façon claire leurs conceptions sur le fédéralisme et se sont perdus dans des questions de détail ou des généralités hors de propos.

De violentes polémiques ont d’autre part éclaté sur la politique internationale, voire sur la politique intérieure italienne. Les débats n’y ont gagné ni en concision, ni en clarté.

De l’ensemble des exposés faits durant les trois jours du Congrès, il ressort que l’unité de conception est loin d’être r...

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