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Documents diplomatiques français

1949 – Tome I (1er janvier – 30 juin)

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Edited By Ministère des Affaires étrangères

Une grande affaire du premier semestre 1949 est le Pacte atlantique. Parallèlement la mise sur pied de l’Allemagne occidentale bat son plein, autour de la question de la « Loi fondamentale » de la future RFA. Les deux dossiers sont étroitement liés ; la France doit définitivement revoir sa politique allemande, mais on admet désormais que la priorité, c’est la résistance face à l’URSS  ; il faut empêcher celle-ci d’utiliser l’Allemagne. Le but n’est plus de morceler l’Allemagne, mais de l’incorporer dans un système de sécurité occidental.
Autre grand souci : l’Indochine. On suit les négociations complexes avec l’empereur Bao Dai. On parvient cependant aux accords du 8 mars 1949. Paris se montre très restrictif et frileux. Mais on s’inquiète des répercussions en Indochine de la défaite de Tchang Kai Tchek face aux communistes chinois. Cependant les États-Unis commencent, en raison de cette inquiétude, à mieux comprendre la position française à l’égard du problème indochinois. Décidément la politique extérieure française entre dans une nouvelle phase.
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288. M. Francfort, Chargé d’affaires à l’Ambassade de France à Moscou, à M. Schuman, Ministre des Affaires étrangères

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M. FRANCFORT, CHARGÉ D’AFFAIRES À L’AMBASSADE DE FRANCE À MOSCOU,

       À M. SCHUMAN, MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES1.

T. nos 1033-1055.

Moscou, 13 mai 1949, 11 h. 30.

Réservé.

(Reçu : le 14, 15 h.)

Les développements de la question allemande n’ont encore fait l’objet dans la presse soviétique, que des seuls communiqués de l’agence Tass sans commentaire. En même temps si les journaux poursuivent leurs attaques habituelles contre les « impérialistes fauteurs de guerre », ils le font avec moins de fréquence et plus de discrétion. Les informations relatives aux « activités » occidentales en Allemagne ont presque disparu.

Le ton des dernières déclarations officielles à l’occasion du 1er mai n’était plus aussi acerbe qu’il l’était encore en février dernier.

L’absence de commentaires sur le problème allemand témoigne du soin des dirigeants soviétiques à n’exprimer et à ne créer dans l’opinion de sentiments ni d’optimisme, ni de pessimisme sur l’issue de la conférence.

1) Néanmoins si le gouvernement soviétique a cherché ces derniers mois à reprendre contact avec le gouvernement américain, c’est sans doute que les conditions dans lesquelles pouvait s’engager une reprise des négociations sur l’Allemagne lui sont apparues suffisamment favorables.

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